Un modèle réduit pour diminuer la consommation

L'un des chercheurs de l'équipe du Conseil national... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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L'un des chercheurs de l'équipe du Conseil national de recherches du Canada, Sean McTavish, devant le modèle réduit d'un camion 53 pieds.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

Grâce à des essais réalisés en soufflerie sur un modèle réduit de camion de transport, des chercheurs du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) tentent de développer de nouvelles technologies aérodynamiques afin de réduire la consommation de carburant et les émissions de CO2 de l'industrie du camionnage.

Grand consommateur de carburant, l'industrie du camionnage utilise plus de huit milliards de litres de diesel et libère plus de vingt millions de tonnes de CO2 dans l'air chaque année. Environ le quart de ces émissions sont attribuables à la traînée aérodynamique que les chercheurs tentent de réduire au minimum par des tests en soufflerie.

«Sur de longs trajets, ces technologies pourraient se solder par des économies de carburant de 15%, soit plus de 8000 litres de carburant par année pour chaque camion-remorque», explique Sean McTavish, un des chercheurs de l'équipe du CNRC et de Transport Canada, lors d'une visite du Droit des installations situées près de l'Aéroport d'Ottawa.

L'immense soufflerie a été construite dans les années 1970 pour des tests en aérospatiale, mais elle sert également à développer de nouvelles technologies pour le transport routier et maritime.

Même si des technologies développées au cours de la dernière décennie rendent les camions lourds plus aérodynamiques, le manque d'informations et des essais aux résultats incohérents ont freiné leur adoption par les propriétaires de petits et de grands parcs de véhicules de transport routier. 

Mis au point il y a maintenant trois ans, un modèle réduit reproduit un camion de 53 pieds de long à 30% de sa version originale. Les essais permettent désormais de recueillir des informations dans des conditions réalistes, en reproduisant les turbulences que les camions de transport rencontrent sur les autoroutes. 

«Le camion est placé sur un tapis roulant et des sondes permettent de recueillir les données d'aérodynamisme à divers endroits sur la remorque. Ce modèle simule l'aérodynamisme du véhicule dans des conditions réelles, tout en montrant comment les technologies aérodynamiques disponibles sur le marché contribuent à des économies en carburant», indique le M. McTavish.

Les chercheurs rêvent à 25% d'économies 

Lors de la crise pétrolière des années 1970, des efforts avaient été réalisés pour améliorer la consommation des moteurs et l'aérodynamisme des camions. Au cours de la dernière décennie, l'ajout de jupettes et des changements de configuration à l'extrémité des remorques ont également permis des gains de consommation.

Quand les chercheurs se mettent à rêver, ils croient que l'économie de carburant pourrait atteindre jusqu'à 25% si on continue à développer l'aérodynamisme des remorques. 

«Mais il faudra encore beaucoup de recherches pour atteindre de telles économies, peut-être 15 à 20 ans», estime le chercheur principal Brian McAuliffe. Chaque camion peut transporter souvent trois ou quatre remorques différentes. Il faut donc que les transporteurs soient convaincus qu'ils pourront faire de réelles économies en investissant dans des remorques plus aérodynamiques. Il faut recueillir des données qui sont fiables pour les convaincre de faire de tels investissements».

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