Les hommes invités à lutter contre la culture du viol

Le 25 novembre est la Journée internationale pour... (123RF)

Agrandir

Le 25 novembre est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dans la foulée des récents événements survenus sur de nombreux campus universitaires, les hommes sont invités à participer activement à la lutte contre la culture du viol lors des 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes.

Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa se tourne vers les hommes afin de les sensibiliser à la culture du consentement, mais aussi parce qu'ils représentent une piste de solution en matière de violence faite aux femmes.

«Les femmes, ça fait 40 ans qu'on fait des activités concrètes pour changer la culture et les hommes doivent faire partie de la solution, soutient Marie-Josée Guindon, gestionnaire du CALACS. [...] On pense qu'il est grandement temps qu'on invite les hommes à se mobiliser avec nous dans ces actions. Les hommes font partie de la solution. Ils ont un rôle important à jouer dans les changements de comportement et d'attitude. On ne peut pas mettre fin aux agressions sexuelles et lutter contre l'inégalité entre les sexes sans avoir les hommes comme alliés.»

Les hommes ont l'opportunité de contester les discours misogynes, haineux et violents envers les femmes. Ils peuvent aussi contribuer à la sécurité des femmes sur les campus, dans les transports en commun, dans les milieux de travail et à la maison.

Afin de lancer les 16 jours d'activisme vendredi, les hommes sont invités à se mobiliser sur les médias sociaux en écrivant des messages décrivant des actions concrètes pouvant favoriser une culture du consentement. Le 25 novembre est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Adapter les politiques

Les femmes sont onze fois plus nombreuses que les hommes à être victimes d'agression sexuelle et trois fois plus susceptibles d'être victimes de harcèlement criminel, selon les données publiées par Statistique Canada en 2011.

La violence faite aux femmes est un problème social. Les différents paliers de gouvernement et le système de justice doivent mettre l'épaule à la roue afin de changer les comportements, croit le collectif Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi).

«Il y a des avancées, mais si les gouvernements ne prennent pas l'enjeu à coeur, si ça ne part pas d'en haut c'est sûr qu'il n'y aura pas beaucoup de changements en bas. Par exemple, si à Val-d'Or [où des femmes autochtones ont dénoncé de présumés cas de violences et d'agressions sexuelles] le système fait en sorte que les policiers ne sont pas sanctionnés, qu'est-ce que ça envoie comme message à la population ?», questionne Marie-Lou Villeneuve-Hobbs, membre de l'équipe militante de FemAnVi.

Les 16 jours d'activisme se déroulent du 25 novembre au 10 décembre pour coïncider avec la Journée internationale des droits de la personne. Au Québec, on parle plutôt des 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes, du 25 novembre au 6 décembre, pour se terminer en même temps que la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes. Le Parlement canadien a institué cette journée afin de commémorer la date anniversaire des meurtres de 14 femmes en 1989 à la Polytechnique à Montréal.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer