Jeunesse Idem aura ses propres locaux

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L'heure est venue pour Jeunesse Idem de voler de ses propres ailes en se détachant du Bureau régional d'action sida (BRAS), alors que le simple projet lancé il y a 20 ans est désormais un organisme en bonne et due forme qui évoluera sous peu dans ses propres locaux afin de soutenir les jeunes de la communauté LGBT de l'Outaouais.

Jeunesse Idem, qui est reconnu comme un organisme communautaire autonome depuis 2013, a souligné lundi son «autonomisation complète». Le coordonnateur de Jeunesse Idem, Erik Bisson, a tenu à souligner le rôle qu'a joué le BRAS au fil des ans.

«Sans le BRAS, Jeunesse Idem ne serait pas devenu ce qu'il est aujourd'hui, donc c'est un peu comme les parents qui ont fait grandir et qui ont préparé le trousseau, et maintenant, il est temps de partir du sous-sol», a-t-il illustré.

Devant composer avec un nombre grandissant de demandes, Jeunesse Idem quitte les locaux du BRAS pour s'installer dans de nouveaux bureaux à l'intérieur du même édifice de la rue Wright, dans le centre-ville de Gatineau. Ces nouveaux espaces seront mieux adaptés, et ce tant pour les rencontres individuelles que celles en groupe, a indiqué M. Bisson. Ce dernier a également révélé que la campagne de financement TouS AlliéS avait permis d'amasser 11 000$, de l'argent plus que bienvenu pour un organisme qui entame son autonomie complète.

Unique et essentiel

Présente pour l'occasion, la députée de Gatineau, ministre responsable de l'Outaouais et ministre responsable de la lutte à l'homophobie dans le cadre de ses fonctions à la Justice, Stéphanie Vallée, a mentionné qu'un organisme comme Jeunesse Idem est essentiel pour les jeunes, qu'ils soient en questionnement ou qu'ils s'identifient à la communauté LGBT.

«C'est le seul organisme ici en Outaouais pour soutenir nos jeunes dans l'accompagnement que va bien souvent nécessiter cette prise de conscience d'une différence, a-t-elle souligné. Les jeunes se questionnent souvent. Je suis aussi mère de deux ados, alors je sais à quel point les jeunes traversent des périodes de questionnement, et pour moi, c'est important qu'on puisse les accompagner, qu'il puisse y avoir un lieu vers lequel les jeunes pourront se tourner pour échanger, pour aller chercher parfois la force de parler à leurs parents et à leurs amis.»

Mme Vallée a également indiqué qu'elle souhaitait que les jeunes des quatre coins de la région puissent avoir accès aux services de Jeunesse Idem. À cet égard, Erik Bisson note qu'il est parfois possible pour Jeunesse Idem de se déplacer, ou d'organiser des rencontres téléphoniques ou par Skype. De la formation sera également offerte à certains intervenants du réseau de la santé afin qu'ils soient mieux outillés pour intervenir auprès des jeunes allosexuels, a-t-il indiqué.

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