Culture du viol: aucun changement, soutient le CALACS

Vendredi, une vingtaine de personnes se sont réunies... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Vendredi, une vingtaine de personnes se sont réunies pour dénoncer la culture du viol à l'Université d'Ottawa.

Etienne Ranger, LeDroit

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Rien n'a changé depuis deux ans sur le campus de l'Université d'Ottawa, où la culture du viol est toujours présente, dénonce un groupe féministe.

En 2014, la présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, Anne-Marie-Roy, a été la cible de propos inquiétants dans un clavardage privé sur Facebook, dans lesquels d'autres représentants étudiants affirmaient vouloir la « punir » avec leur organe génital.

Cet automne, Yasmine Mehdi, du journal étudiant La Rotonde de l'Université d'Ottawa, a été la cible de propos haineux et sexistes après la publication d'un article sur le « Tour des Anciens », une initiation arrosée lors de laquelle les recrues doivent se prêter à des jeux de nature parfois sexuelle pour obtenir des « points ».

Vendredi, une vingtaine de personnes se sont réunies pour dénoncer cette culture, et les nombreux exemples qui la représentent.

« Il n'y a rien qui a changé », dit Josée Guindon, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa.

« C'est tout le monde, dit-elle. Le personnel, les étudiants, les professeurs, le public. Ce qui est rapporté dans les médias, ce n'est que la pointe de l'iceberg. C'est dans les gènes culturels, où on ne voit pas la femme à égalité avec l'homme. »

Non seulement les campus sont durement touchés, mais la classe politique est aussi ébranlée cette semaine.

L'Université Laval, à Québec, est aux prises avec une série d'introductions par effraction et d'agressions sexuelles présumées dans ses résidences.

À l'Assemblée nationale, le député Gerry Sklavounos est visé par une jeune femme, qui affirme avoir été agressée à deux reprises.

Encore, cette semaine, un internaute a écrit sur Twitter un message inquiétant, visant le livre Les superbes -Une enquête sur le succès et les femmes. Il a écrit sur le réseau social que Marc Lépine, auteur de la tuerie de la Polytechnique, avait « mis à jour sa fameuse liste » depuis « l'au-delà ».

En septembre, l'Université du Québec en Outaouais (UQO) a aussi fait la manchette lorsque des membres de l'équipe des Jeux de la communication annonçaient une activité préconisant des actes à caractère sexuel, avec une liste portant le titre des « Douze travaux d'Hercule ».

« Les directions d'université sont réactives et font de la gestion de crise, poursuit Mme Guindon. Elles ne sont pas proactives pour changer cette culture. Au Canada, toutes les quatre minutes, une femme est agressée sexuellement. »

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