Les services offerts à l'ambassade de France critiqués

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Le premier ministre français Manuel Valls visitera le Canada cette semaine.

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Paul Gaboury
Le Droit

À la veille de la visite du premier ministre français Manuel Valls, l'avenir des services offerts par l'ambassade de France à Ottawa soulève des critiques au sein de la communauté française de la région.

«Plus de 15 000 Français vivent dans la région de la capitale nationale - 10 000 à Gatineau et 5000 à Ottawa - et plusieurs d'entre eux sont furieux parce qu'ils se demandent à quoi leur sert l'ambassade, car ils doivent aller à Montréal ou Toronto pour avoir les services dont ils ont besoin, que ce soit pour les passeports, les mariages, les successions et autres», explique Philippe Armengau, conseiller consulaire pour l'Ontario et le Manitoba.

M. Armengau entend interpeller le premier ministre Valls sur la question, pendant sa visite au Canada cette semaine.

Depuis 2005, la veille consulaire de l'ambassade de France assurait les services auprès de la communauté française de la région, à raison d'un poste à mi-temps de 15 à 20 heures semaine. En septembre 2015, l'ambassadeur de France a annoncé qu'elle serait remplacée par un consul honoraire à Gatineau à l'été 2016. 

M. Armengau s'était alors vivement opposé à cette décision qui sonnait le glas, selon lui, aux services consulaires dans la région de la capitale nationale. 

Le printemps dernier, le gouvernement canadien a fait savoir qu'il ne pouvait y avoir, dans la région de la capitale nationale, à la fois une ambassade et un consul honoraire à Gatineau. 

La création d'une agence consulaire à Gatineau pouvait être envisagée, mais «elle ne serait pas compétente pour l'Ontario», selon l'avis donné par le gouvernement français en juillet dernier en réponse à un sénateur représentant les Français vivant à l'étranger. 

«Concrètement, cela voulait dire que si l'ambassadeur de France n'avait pas reçu une fin de non-recevoir des autorités canadiennes, à savoir qu'il ne pouvait y avoir dans la région de la capitale nationale, à la fois une ambassade et un consul honoraire, à l'heure actuelle, nous disposerions d'un consul honoraire à Gatineau, qui en plus de proposer des services réduits pour nos compatriotes, ne serait pas compétent en Ontario», explique M. Armengau.

Le gouvernement français a donc décidé de laisser tomber son projet de consul honoraire à Gatineau, mais a tout de même aboli le poste mi-temps et a réparti la tâche entre les autres employés, a indiqué M. Armengau.

«Faire affaire avec le gouvernement français, c'est très compliqué. C'est bien les services sur Internet. Mais beaucoup de mes compatriotes sont des personnes âgées qui ont besoin de parler avec une personne. On parle ici d'un poste à mi-temps 15 à 20 heures par semaine, ce n'est pas énorme ce que nous demandons» soutient M. Armengau.

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