Faculté satellite de médecine: Impératif français dénonce la place de l'anglais

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, appelle à une... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, appelle à une levée de boucliers pour bloquer cette «forme d'exclusion et de discrimination» des francophones

Martin Roy, Archives LeDroit

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«Même si c'est 8% de l'enseignement qui se fera en anglais, c'est tout à fait inadmissible.»

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, ne digère pas l'accroc au droit des francophones d'étudier dans leur langue au Québec que s'apprête à faire subir le gouvernement libéral aux gens de l'Outaouais, en permettant à l'Université McGill de dispenser, en anglais, une partie de sa formation à Gatineau. 

Mardi, le premier ministre Philippe Couillard affirmait qu'il ne voyait pas de problème à ce que la formation purement magistrale de la médecine se fasse en anglais à la faculté satellite de Gatineau

M. Perreault appelle pour sa part à une levée de boucliers pour bloquer cette «forme d'exclusion et de discrimination» des francophones, Québécois comme de partout ailleurs dans la francophonie. «Ça va priver des jeunes de leur droit de se développer un avenir, au Québec, dans leur langue», lance M. Perreault.

Il revient d'abord, selon lui, au gouvernement à corriger le tir. «C'est le gouvernement qui a mis la table à ça, dit-il. Mais c'est un enjeu politique, culturel, identitaire, d'autonomie de gestion et de contrôle de nos propres établissements. Ça doit interpeller tous ceux qui veulent s'en occuper, que ce soit les partis d'opposition à Québec ou tous les organismes de développement régional. Tous doivent intervenir dans ce dossier.»

L'UQO comme maître d'oeuvre

Le président d'Impératif français estime aussi que le gouvernement devait, et doit toujours, donner à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) les pleins pouvoirs pour développer la faculté de médecine dans la région.

«On a une université qui est en déficit, cette nouvelle faculté de médecine doit relever de l'UQO, dit-il. Si la volonté gouvernementale avait été là, cette faculté aurait été créée bien avant. Ça fait bien trop longtemps que la population de l'Outaouais est privée en quantité et en qualité de soins de santé. L'inactivité gouvernementale a fait souffrir la population de l'Outaouais pendant trop longtemps, peu importe les partis au pouvoir.»

M. Perreault estime que le gouvernement actuel préfère encourager une université anglophone de Montréal qui est déjà bien développée plutôt qu'une institution déjà présente dans la région.

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