L'opposition à Énergie Est prend forme en Outaouais

Des groupes écologiques d'Ottawa attendaient les marcheurs sur... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Des groupes écologiques d'Ottawa attendaient les marcheurs sur la colline du Parlement.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Formé il y a quelques mois à peine, le groupe Stop Oléoduc Outaouais complétait samedi sa première action de sensibilisation pour freiner le projet Énergie Est de TransCanada.

Des dizaines de marcheurs ont fait le trajet - en partie pour certains, en entier pour d'autres - entre Saint-André-d'Argenteuil et la colline parlementaire à Ottawa. Maintenant qu'ils ont fini leur parcours, ils espèrent qu'il en soit de même pour Énergie Est.

«On veut réveiller les gens [...] On a le droit à de l'eau pure, on veut tous en avoir», lance le coordonnateur de Stop Oléoduc Outaouais, Réal Lalande.

La mobilisation a tardé sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais. À Montréal, par exemple, les 82 maires de la communauté métropolitaine se sont opposé à Énergie Est en janvier dernier.

Ce retard tient probablement du fait que le pipeline ne passera pas en Outaouais. Il traverserait la rivière à Saint-André-d'Argenteuil. Un écoulement à cet endroit serait d'abord et avant tout un problème pour Montréal et les alentours.

Mais selon M. Lalande, il ne faut pas se faire d'illusion, les risques existent pour Gatineau et le reste de la région puisque l'oléoduc Énergie Est passerait par la rivière Rideau et la rivière Mississippi, qui sont des affluents de la rivière des Outaouais.

La cause du groupe Stop Oléoduc Outaouais a trouvé quelques échos dans le milieu politique. La conseillère Mireille Apollon a accueilli les marcheurs au nom du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Sa collègue Myriam Nadeau était quant à elle du cortège de marcheurs à l'arrivée à la Maison du citoyen. Tout au long du trajet, des élus de différentes municipalités de la Petite-Nation ont également été rencontrés.

L'objectif du groupe citoyen est d'inviter ces municipalités à se prononcer formellement contre le projet Énergie Est.

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, était également du rassemblement. Elle craint les risques que présente le projet pour l'approvisionnement en eau potable et pour les agriculteurs québécois qui dépendent de cette eau.

Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti - également présent à Gatineau, samedi -, estime quant à lui qu'Énergie Est démontre l'importance pour le Québec de se doter de ses propres institutions pour protéger son territoire. 

L'Office national de l'énergie (ONÉ) du Canada est responsable de décider de l'avenir du pipeline. M. Zanetti et Mme Massé rappellent tous deux qu'il y a eu certaines irrégularités dans le processus, alors que des représentants de l'ONÉ ont discuté du projet avec Jean Charest, qui fait du lobbyisme pour TransCanada, alors qu'un jugement de l'ONÉ se fait attendre.

L'archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher, a également pris la parole à la Maison du citoyen. Il a rappelé les prises de position des papes depuis 1970 qui ont tous pris à partie les pollueurs de ce monde. Mgr Durocher lui-même s'est fait assez incisif pour inviter les élus canadiens à s'opposer à Énergie Est.

«C'était important pour moi d'être ici aujourd'hui pour ajouter ma voix aux vôtres et réclamer à nos leaders politiques des décisions qui font la promotion du bien commun, de la santé des individus, du respect pour notre demeure commune qui est la Terre.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer