À la rencontre des Youtubeurs

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Les Youtubeurs gatinois se sont rassemblés pour un meet-up ce week-end.

Martin Roy, LeDroit

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Peu de personnes peuvent se targuer d'avoir comme idoles des vedettes qui viennent à leur rencontre par simple plaisir. C'est pourtant le rêve qu'ont réalisé une trentaine d'adolescents samedi après-midi, lors du tout premier meet-up de Youtubeurs à se tenir en Outaouais.

Un meet-up, c'est le terme dans le langage Internet de désigner une rencontre parmi une communauté virtuelle. En tout, six vedettes du web étaient présentes au point de rendez-vous. Les six jeunes, âgés d'environ 16 à 22 ans, jasaient de tout et de rien avec une dizaine d'adolescents à peine moins âgés qu'eux sur la scène extérieure de la Place de la Cité. Tout simples, chaleureux avec leurs fans, ils ont accueilli chacun des visiteurs, surtout des jeunes filles, avec de grands câlins réconfortant. Exactement comme le feraient des grands frères ou des grandes soeurs.

Entre deux accolades, Chanel Taillefer raconte piloter sa propre chaîne Youtube depuis deux ans. Ses critiques de restaurants, ses chroniques mode et ses vidéos sur le « lifestyle » lui ont mérité plus de 2000 abonnés. « L'essence d'un meet-up, c'est vraiment de se rencontrer, de sortir du monde virtuel et de mettre un visage à nos noms, explique la vlogueuse. Mon public, ce son surtout des ados, des filles, souvent de 15 à 22 ans. Quand on se rencontre à Montréal, les gens n'ont pas la chance de venir avec leurs parents, alors on leur donne la chance de venir nous rencontrer ici. On veut aussi qu'il se crée des chaînes, parce qu'on est seulement quatre Youtubeurs en Ouaouais. »

Quant à elle, Mila Taillefer a réuni une communauté d'environ 9000 abonnés de partout au Québec et en France avec les vidéos qu'elle publie régulièrement. Comme sa soeur, elle préfère jaser mode et conseils de vie. Sa prochaine vidéo ? « Des conseils que j'aurais aimé savoir au secondaire ! »

Difficile de mieux s'adapter à son public. Rosalie Guindon-Saint-Denis, 11 ans, est venue rencontrer ses stars préférées trois semaines à peine avant sa propre rentrée à l'école des ados. « Des fois, ils donnent des sujets qui m'intéressent. Comme comment se rendre joyeuse, comment survivre à l'intimidation, des choses comme ça. »

L'influence est telle que la préado a décidé de commencer sa propre chaîne Youtube. « Ils me donnent confiance en moi. Ça me dit que j'ai de l'espoir, et que j'ai la chance de devenir Youtubeuse. »

Pour le fun seulement

Pour sa part, Charles-Antoine Beaulieu contribue chaque semaine à une chaîne collaborative de six Youtubeurs pour laquelle il prépare, tourne et monte des vidéos d'humour pour 7000 abonnés. Questionné à savoir si lui et ses comparses réussissent à faire de l'argent, il rigole. « C'est sûr qu'on peut monétiser. On fait un petit, petit peu d'argent avec les publicités avant et après les vidéos, mais on ne peut pas vivre ou payer notre loyer avec ça. En tout cas, pas nous ! »

Ce à quoi Chanel Taillefer ajoute qu'« on peut le faire en étant influenceurs. Il y a des entreprises qui peuvent nous approcher pour faire du placement de produit sur notre compte Instagram ou sur nos vidéos, et ça, ça rapporte un montant d'argent. »

Onze ans après sa création en mai 2015, YouTube est consulté chaque mois par plus d'un milliard de visiteurs uniques. Près d'un million d'utilisateurs tirent des revenus de leurs créations vidéo, dont près d'un millier qui en récoltent plus de 100 000 $ par année. Selon Charles-Antoine, moins d'une vingtaine de Québécois gagnent leur vie grâce à leur chaîne Youtube.

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