Une cinquantaine de ménages sans-logis à Gatineau

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:Fausia Koulamallah et ses cinq enfants, dont Ismail et Hapsita, demeurent dans un logement de dépannage.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Alors qu'«au moins une cinquantaine de ménages» sont actuellement sans-logis à Gatineau, l'organisme Logemen'occupe presse le gouvernement du Québec d'agir afin qu'ils puissent se dénicher un toit.

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.... (Étienne Ranger, Archives LeDroit) - image 1.0

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Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Cinq semaines après la grande valse des déménagements du 1er juillet, le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, estime que le décompte non exhaustif mené auprès de divers organismes de la région venant en aide aux ménages sans-logis montre que le gouvernement saisit mal la «particularité» du marché gatinois.

«Les autorités ne considèrent pas qu'on est en crise du logement, déplore-t-il. On sait que le taux d'inoccupation a augmenté, il y a plein de logements à louer, mais pour nous, la crise du logement [...] c'est une pénurie de logements abordables, spacieux et de bonne qualité. [...] Les politiques sont faites mur à mur pour l'ensemble du Québec, sans tenir compte des particularités régionales et en Outaouais, on vit une particularité depuis le début des années 2000. On est aux prises de façon constante et régulière avec des familles sans-logis. Nos logements de dépannage sont constamment pleins.»

Parmi les familles sans logement stable dénombrées par Logemen'occupe, on retrouve celle de Fausia Koulamallah, mère monoparentale de cinq enfants âgés de quatre à 16 ans. Elle demeure depuis le mois de mai dernier dans un logement de dépannage fourni par Logemen'occupe, et attend de savoir à quel moment elle pourra avoir accès à un logement à prix modique.

«Mais les logements disponibles à prix modique à l'Office municipal d'habitation pour des familles de cinq enfants, il n'y en a pratiquement pas», souligne François Roy. D'autres familles sont peut-être aussi en camping pour l'été, et viendront sans doute cogner à la porte des organismes à l'approche de la rentrée scolaire afin de pouvoir inscrire leurs enfants à l'école, avance M. Roy.

L'une des solutions pour les ménages sans-logis serait, selon Logemen'occupe, que le gouvernement débloque des enveloppes d'urgence dans le Programme de supplément au loyer. Une telle avenue permettrait par exemple à la famille de Mme Koulamallah de ne payer que 25% de ses revenus pour un logement dans le marché privé, jusqu'à ce qu'une place à loyer modique soit trouvée.

François Roy affirme avoir discuté de la situation avec des employés de bureaux de députés de la région, sans toutefois avoir réussi à faire bouger les choses. «Les membres du personnel politique des différents bureaux de députés font le maximum qu'ils peuvent avec les outils qu'ils ont, mais ils ne peuvent pas faire de miracles s'ils n'ont pas les outils, dit-il. Souvent, ils vont s'adresser à des organismes communautaires comme les Oeuvres [Isidore-Ostiguy] et Logemen'occupe pour demander de faire des miracles.»

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