Les policiers sont mal outillés, croit un intervenant en santé mentale

«On pourrait faire une différence importante si on... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«On pourrait faire une différence importante si on formait les policiers différemment», souligne Daniel St-Jean, qui oeuvre auprès de cette clientèle marginalisée depuis plus de 15 ans en Outaouais.

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La formation des policiers gagnerait à être revue afin de mieux répondre aux différents types de clientèles et ainsi éviter des débordements comme ce fut vraisemblablement le cas dimanche à Ottawa, croit Daniel St-Jean, qui oeuvre auprès de personnes qui souffrent de problème de santé mentale.

«On pourrait faire une différence importante si on formait les policiers différemment», souligne M. St-Jean qui oeuvre auprès de cette clientèle marginalisée depuis plus de 15 ans en Outaouais.

Ce dernier est conscient que les policiers se font souvent demander d'agir rapidement, mais ce type de clientèle vit un stress au quotidien. Selon lui, les problèmes sociaux sont devenus beaucoup trop complexes au fil des années et la formation collégiale ne suffit pas pour outiller les policiers.

«Dans la cohorte des policiers, j'identifierais ceux qui ont le plus d'affinités avec les clientèles marginalisées et je les mettrais dans les coins de la ville où c'est plus probable», mentionne-t-il.

De son côté, le chef du Service de police d'Ottawa, Charles Bordeleau, n'a pas voulu indiquer si les agents savaient que Abdirahman Abdi, l'homme qui est décédé à la suite d'une intervention policière controversée sur la rue Hilda, souffrait d'une maladie mentale, mais a assuré que les policiers suivent des formations sur l'usage de la force avec des gens atteints de troubles mentaux. 

«Si un individu semble souffrir d'un problème de santé mentale, ça ne change pas le mandat des policiers. [...] Si une personne commet une infraction, nous devons nous occuper de ça», souligne Matt Skof, président de l'Association des policiers d'Ottawa.

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