Les soldats canadiens prêts à prendre le pas

« Je vais prendre ma retraite dans quelques semaines... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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« Je vais prendre ma retraite dans quelques semaines et mon seul regret, c'est de ne pas avoir eu la chance de participer à cette marche », a indiqué le lieutenant-général Guy Thibault lors de la cérémonie.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Après un entraînement intensif de plusieurs mois, le départ du contingent de 200 soldats canadiens qui participeront à la 100e marche de Nimègue aux Pays-Bas, du 19 au 22 juillet, a été souligné mardi lors d'une cérémonie spéciale au Musée canadien de la guerre.

Plus de 50 000 militaires et civils doivent participer cette année à cette marche internationale de quatre jours, où plus d'un million de spectateurs sont attendus. La Marche de Nimègue visait à l'origine à améliorer la capacité de l'infanterie néerlandaise à parcourir de longues distances à pied en transportant de lourdes charges. Mais au fil des ans, elle est devenue une épreuve d'endurance reconnue dans le monde entier. Sans être une compétition ou une épreuve de vitesse, elle nécessite un entraînement et un bon esprit d'équipe pour atteindre le fil d'arrivée. Les marcheurs s'entraînent en moyenne de 700 à 1000 km pendant les mois qui précèdent cette marche.

Une occasion unique

Le contingent canadien en est un diversifié, formé de soldats de tous les grades, professions et armées confondus. 

« C'est une occasion qui se présente une fois dans une vie, et je me sens privilégié de faire partie du contingent », a raconté au Droit Marc-André Renaud, 25 ans, de Blainville, au Québec.

Réserviste des Forces armées canadiennes depuis six ans, il en sera à son premier déploiement à l'étranger. « Ce sera très exigeant, puisqu'il faut marcher 40 kilomètres par jour, soit plus de huit heures, pendant quatre jours consécutifs, avec un poids d'au moins 10 kilogrammes. Moi, j'ai fait mon entraînement le long du canal Lachine à Montréal. J'ai hâte de me retrouver avec tous les autres. Un million de spectateurs sont attendus, ça va être vraiment incroyable. »

Pour cette marche centenaire, un « tour d'honneur » sera effectué par une centaine de marcheurs, dont deux soldats canadiens, qui parcourront 100 km par jour au lieu des 40 km prévus.

« Je vais prendre ma retraite dans quelques semaines et mon seul regret, c'est de ne pas avoir eu la chance de participer à cette marche », a indiqué le lieutenant-général Guy Thibault, vice-chef d'état-major de la Défense nationale, lorsqu'il s'est adressé aux soldats.

Depuis 1952, la participation du Canada met en lumière son rôle dans la libération des Pays-Bas du joug nazi. Lors du troisième jour de la marche, le contingent canadien participera à une cérémonie au cimetière de guerre de Groesbeek pour rendre hommage à leurs 2339 collègues disparus durant la Deuxième Guerre mondiale.

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