Mobilisation régionale contre Énergie Est

Des groupes écologistes avaient déjà dénoncé le caractère... (Photothèque Le Soleil)

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Des groupes écologistes avaient déjà dénoncé le caractère expéditif - six semaines - entourant la préparation de cette étude, ce qui donne l'apparence d'un préjugé favorable de Québec à l'égard du projet.

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Un groupe de militants écologistes de l'Outaouais a mis sur pied une organisation pour lutter contre le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

La porte-parole Geneviève Nadeau espère que les citoyens... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 1.0

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La porte-parole Geneviève Nadeau espère que les citoyens de l'Outaouais supporteront en grand nombre l'initiative, même si un éventuel écoulement de l'oléoduc n'affecterait pas directement les cours d'eau de la région. «Il faut surtout penser que les changements climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières régionales.»

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Stop Oléoduc Outaouais voit donc le jour et joint sa voix à des regroupements du même nom dans d'autres régions du Québec. Le volet local de ce mouvement lance ses activités avec un projet ambitieux, soit de tenir une marche durant une semaine complète - du 14 au 20 août prochain - entre Saint-André-d'Argenteuil et Gatineau.

«On commence à s'organiser, soutient la porte-parole de Stop Oléoduc Outaouais, Geneviève Nadeau. L'objectif est de mobiliser les gens de la région et leur expliquer pourquoi Énergie Est est une mauvaise chose. On veut aussi rencontrer les maires des villages sur notre chemin pour les inviter à se prononcer contre l'oléoduc.»

Pour bien comprendre l'idée derrière cette marche, il faut retourner aux origines de ce nouveau regroupement. Stop Oléoduc Outaouais découle d'une activité organisée conjointement par l'organisation indépendantiste OUI Québec-Outaouais et Équiterre, soit la diffusion du documentaire Pipeline, pouvoir et démocratie à l'Université du Québec en Outaouais. Le long métrage d'Olivier D. Asselin documente une marche semblable entre Cacouna et Kanesatake.

«[OUI Québec-Outaouais] est farouchement contre le projet Énergie Est, Équiterre Outaouais aussi. On s'est dit qu'on pourrait peut-être travailler ensemble à mobiliser la population, explique Mme Nadeau. Finalement, on a créé une autre organisation complètement pour cet enjeu.»

Geneviève Nadeau espère que les citoyens de l'Outaouais supporteront en grand nombre l'initiative, même si un éventuel écoulement de l'oléoduc n'affecterait pas directement les cours d'eau de la région.

«Ça pourrait se déverser dans la rivière des Outaouais à Saint-André-d'Argenteuil. [...] Mais il faut surtout penser que les changements climatiques ne s'arrêtent pas aux frontières régionales.»

TransCanada dépose un bout de son étude d'impact environnemental

La société TransCanada a confirmé lundi le dépôt du premier volet de son étude d'impact pour son projet d'oléoduc Énergie Est exigée par le gouvernement Couillard.

Le document, dont le contenu n'a pas été dévoilé, compte 10 chapitres, mais la section d'analyse des risques technologiques, qui fait partie du chapitre de la gestion des risques d'accident, sera ajoutée une fois qu'elle sera complétée.

L'entreprise albertaine, qui n'accordait pas d'entrevues, a expliqué que cela avait été convenu avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Des groupes écologistes avaient déjà dénoncé le caractère expéditif - six semaines - entourant la préparation de cette étude, ce qui donne l'apparence d'un préjugé favorable de Québec à l'égard du projet.

Ceux-ci affirment qu'un projet de pipeline de moindre échelle avait nécessité un délai de 15 mois pour la production d'une étude d'impact environnemental.

TransCanada souligne que les experts du ministère pourront demander des informations additionnelles dans le cadre de l'analyse.

En avril dernier, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait annoncé que le promoteur d'Énergie Est se conformerait à la Loi sur la qualité de l'environnement du Québec en déposant un avis de projet ainsi qu'une étude d'impact, ce lundi. En contrepartie, le gouvernement Couillard renonçait à son recours devant les tribunaux pour forcer l'entreprise à le faire.

- La Presse Canadienne

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