Prestations d'invalidité: l'Ontario songe à une carte plutôt qu'un chèque

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Selon la ministre Jaczek, nombre de personnes à faible revenu sans compte de banque doivent se présenter aux agences de prêt sur salaire pour encaisser leur chèque.

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Pour réduire le recours aux agences de prêts sur salaire, le gouvernement ontarien mettra à l'essai dans les prochaines semaines une carte de débit rechargeable où seront versées les prestations d'invalidité.

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La ministre des Services sociaux et communautaires de l'Ontario, Helena Jaczek

Courtoisie

Selon la ministre des Services sociaux et communautaires, la Dre Helena Jaczek, qui était à Ottawa jeudi, cet outil n'est «qu'une petite amélioration mais cela fera une différence.»

Selon elle, nombre de personnes à faible revenu qui n'ont pas de compte de banque reçoivent leurs prestations par chèque et doivent se présenter aux agences de prêt sur salaire pour le faire encaisser, moyennant des frais.

«Alors la carte de débit rechargeable leur permettra de faire un retrait dans un guichet automatique, à la Banque Royale du Canada, la banque du gouvernement. Ils pourront faire un retrait pour acheter de la nourriture ou ce dont ils ont besoin, comme toute personne qui utilise une carte de débit. La limite, évidemment, c'est le montant des prestations auxquelles ils ont droit.»

L'obtention de cette carte de débit sera tout à fait volontaire. Pour y avoir droit, il ne sera pas nécessaire d'avoir un compte bancaire. Cette carte n'identifiera pas son titulaire en tant que client de l'aide sociale ou de programmes gouvernementaux. Il y aura quatre retraits gratuits par mois. Le gouvernement ontarien mettra cette nouvelle carte à l'essai d'abord cette année, pour les personnes qui touchent des prestations d'invalidité, ce qui représente environ 46 000 personnes dans la province sur un total de 465 000 prestataires d'aide sociale et autres services gouvernementaux.

Selon la ministre Jaczek, cette carte pourrait également réduire les vols car les gens qui fréquentent les agences de prêts sur salaire sont en quelque sorte «des aimants.»

«Il y a eu toutes sortes de situations horrifiantes où les gens très pauvres se sont fait voler leur argent», a-t-elle indiqué.

La ministre n'a pas voulu qualifier d'abusives les pratiques des agences de prêts sur salaire, mais cela place les démunis dans une situation difficile. Elle a expliqué que le personnel de ces agences est souvent «très gentil avec les gens. Ils ont un excellent service à la clientèle. Ils se rappellent de l'anniversaire de naissance des gens. Alors les clients sentent qu'ils reçoivent une attention personnalisée ce qu'ils ne recevraient pas d'une banque régulière.»

Pour la directrice générale du Centre d'éducation financière EBO, Hélène Ménard, cette carte rechargeable permettra aux plus pauvres d'éviter de cogner à la porte des agences d'avance d'argent.

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