Des micro-prêts pour se remettre sur pied

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La caisse populaire Trillium d'Orléans a conclu un partenariat avec le Centre d'éducation financière EBO de Vanier pour offrir le service de petits prêts à l'intention des démunis d'Ottawa.

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La caisse populaire Trillium d'Orléans a conclu un partenariat avec le Centre d'éducation financière EBO de Vanier pour offrir le service de petits prêts à l'intention des démunis d'Ottawa.

«Ils peuvent s'adresser à EBO, ils font de l'accompagnement budgétaire; nous autres, on a mis des fonds pour qu'ils fassent des prêts à taux 0%, ce n'est pas à 600%, c'est à taux 0%, a précisé le directeur général de la caisse populaire Trillium, Normand Leroux. Ce sont nos fonds qu'ils utilisent pour le faire.»

Selon lui, ces prêts de courte durée sont offerts aux gens à faible revenu pour leur permettre «de se remettre sur pied». Élément important, les prêteurs sont obligés de passer par le programme d'éducation financière du Centre d'éducation financière EBO avant de pouvoir obtenir un micro-prêt. On parle de prêts de 800$ ou 900$, par exemple, jusqu'à concurrence de 1000$. 

M. Leroux estime que ces petits prêts peuvent dépanner pour arrondir les fins de mois et ainsi éviter de demander un prêt aux agences de prêts sur salaire, des entreprises comme les Money Mart, par exemple, qui pullulent dans le secteur Vanier. Il y a 11 agences d'avance de fonds du genre dans ce quartier défavorisé d'Ottawa. Ces commerces encaissent les chèques de prestations d'aide sociale ou de pensions de vieillesse des plus pauvres qui n'ont souvent pas de compte bancaire, moyennement des taux d'intérêt faramineux et qui s'accumulent rapidement.

«Ce qui est le plus mortel dans le fond, c'est ceux qui empruntent une semaine, deux semaines avant l'arrivée du chèque, poursuit M. Leroux. C'est là où c'est mortel. Ces gens-là laissent une partie de leur chèque à chaque mois dans les mains de ces entreprises-là», dit-il, en qualifiant cette pratique «d'abus.»

Par ailleurs, le Centre d'éducation financière EBO ajoute deux personnes dans ses bureaux, l'une à Orléans, l'autre dans l'ouest du centre-ville, pour se «rapprocher d'une clientèle qui est vraiment à faible revenu et qui a beaucoup de difficulté à se payer un billet d'autobus pour se rendre ici à notre bureau de Vanier.»

Cela a été rendu possible grâce à l'octroi de 1,5 million $ de la province sur deux ans. Grâce à un partenariat avec Prosper Canada, un programme de littératie financière spécialisé sera offert au Centre d'éducation financière EBO.

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