Un dinosaure nommé Judith

«On a plusieurs espèces de dinosaures à cornes... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

«On a plusieurs espèces de dinosaures à cornes et on est le meilleur musée au monde avec ce type de collection», affirme Jordan Mallon, paléobiologiste au Musée canadien de la nature.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une équipe du Musée canadien de la nature a identifié une nouvelle espèce de dinosaure à cornes, à la suite de la découverte d'un fossile aux États-Unis. Le spécimen vieux de 76 millions d'années sera exposé à Ottawa dès la semaine prochaine.

Le dinosaure, surnommé Judith, est apparenté à la famille des tricératops. Son nom scientifique est Spiclypeus shipporum. Le premier mot signifie bouclier à épines afin de caractériser sa collerette festonnée d'épines triangulaires et le second mot rend hommage à la famille Shipp, qui a découvert les ossements au Montana en 2005.

Le nouveau spécimen se caractérise par les cornes au-dessus de ses yeux qui pointent vers l'extérieur - en comparaison, celles du tricératops vont vers l'avant - et la collerette parsemée d'épines orientées dans différentes directions.

«Il y a environ un an, le Dr Bill Shipp, qui a trouvé le spécimen, m'a appelé au Musée pour travailler sur le dinosaure. On a plusieurs espèces de dinosaures à cornes et on est le meilleur musée au monde avec ce type de collection. C'est pour cette raison que Bill m'a contacté», raconte Jordan Mallon, paléobiologiste au Musée canadien de la nature.

M. Mallon et son équipe ont effectué les recherches afin d'identifier le dinosaure herbivore.

Les ossements ont été retrouvés à proximité de la formation géologique Judith River, d'où vient son surnom. Le musée de la rue McLeod en a fait l'achat en 2015. Les scientifiques ont pu reconstituer le dinosaure à partir de la moitié du crâne de Judith et des morceaux de membres, de hanche et de colonne vertébrale.

Les recherches menées sur le fossile ont permis de retracer la vie de Judith. Par contre, il n'a pas été possible d'identifier s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. Des os endommagés montrent que l'animal a souffert pendant de nombreuses années. Les scientifiques ont découvert des signes d'arthrite et d'ostéomyélite (infection de l'os) sur son humérus, la partie supérieure du membre avant. Malgré la maladie, Judith a vécu jusqu'à l'âge adulte. 

Le Dr Shipp, un physicien à la retraite, se passionne pour les dinosaures depuis qu'il a emménagé au Montana, une région riche en fossiles. Ce dernier était loin de se douter qu'il aurait la chance de découvrir un nouveau spécimen de cette race qui s'est éteinte il y a plus de 65 millions d'années.

«Je n'aurais jamais imaginé tomber sur une nouvelle espèce la première fois que je partais à la recherche de fossiles», a confié M. Shipp, qui se réjouit de savoir que les chercheurs du monde entier auront accès à Judith.

Les os fossiles et la reconstitution du crâne seront présentés au Musée canadien de la nature du 24 mai au 13 novembre prochain.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer