À Gatineau, l'attente est longue à la Régie du logement

Il n'y a plus de régisseur résidant à... (Alain Roberge, Archives La Presse)

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Il n'y a plus de régisseur résidant à Gatineau depuis la retraite de Pierre Gagnon, le mois dernier. Les propriétaires et locataires s'adressent depuis ce temps à des régisseurs de l'extérieur, principalement de Montréal, qui se rendent en Outaouais.

Alain Roberge, Archives La Presse

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La Régie du logement à Gatineau accuse les délais les plus importants au Québec en ce qui concerne les causes générales ou jugées prioritaires. C'est ce que soulève la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), s'appuyant sur de récentes données de la Régie elle-même.

Les causes générales sont des demandes dont le litige ne met pas en cause l'occupation du logement, comme des dommages-intérêts. Les causes prioritaires sont celles qui émanent de demandes relatives à la résiliation d'un bail pour un autre motif que le non-paiement de loyer. Il peut s'agir, par exemple, d'un locataire ou d'un propriétaire qui veut se défaire de son bail pour insalubrité d'un logement causé par l'autre partie.

Selon l'étude de crédits budgétaires 2016-2017 de la Régie du logement, il faut attendre deux ans pour obtenir une audition devant un régisseur dans le cas d'une cause prioritaire, et trois ans pour les causes générales. «C'est 50% plus long que la moyenne provinciale», souligne Hans Brouillette, le directeur des Affaires publiques de la CORPIQ.

Le bureau régional traite 3600 causes par année.

Un propriétaire de Gatineau, Larry Julien, a attendu trois ans avant de se faire entendre par le régisseur gatinois. «C'est une histoire où le locataire ne payait pas. Cela a pris trois ans moins un jour avant de passer devant le régisseur, dit-il. Ça parait qu'on manque de ressources, il n'y a pas assez de régisseurs à Gatineau.»

En fait, il n'y a plus de régisseur résidant à Gatineau, puisque le seul qui était en poste, Pierre Gagnon, a pris sa retraite à la fin du mois dernier. Les propriétaires ou locataires s'adressent depuis ce temps à des régisseurs de l'extérieur, principalement de Montréal, qui se rendent en Outaouais.

«Après trois ans, dit M. Julien, le dossier est mort parce que le locataire est mort ou il a fait faillite. C'est un peu ridicule. Si on avait trois régisseurs, ça irait bien. Mais c'est une question de sous pour le gouvernement provincial.»

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