Nettoyer son bateau pour protéger lacs et rivières

Les embarcations qui ne sont pas bien nettoyées... (Simon Giroux, Archives La Presse)

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Les embarcations qui ne sont pas bien nettoyées peuvent transporter certaines espèces envahissantes, comme la moule zébrée et le myriophylle à épi, d'un lac à l'autre.

Simon Giroux, Archives La Presse

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C'est dans l'intérêt de tous - les plaisanciers, les premiers - que l'on freine la prolifération d'espèces envahissantes dans les lacs et les rivières canadiennes. Le Regroupement pour la protection de l'eau de la Vallée-de-la-Gatineau offre une option toute simple aux amateurs de bateau pour assainir les plans d'eau: laver leur embarcation.

Selon le président du regroupement, Marc Grégoire, les recherches sur la prolifération des algues bleu-vert au Québec, ainsi que d'espèces envahissantes comme la moule zébrée et le myriophylle à épi - originaires d'Asie -, ont démontré que les bateaux qui visitent plusieurs lacs et rivières doivent être blâmés.

Autrement dit, les embarcations qui ne sont pas nettoyées peuvent transmettre certains problèmes d'un lac à l'autre. «Il y a une prise de conscience qui a commencé à se faire», estime M. Grégoire.

Le Regroupement pour la protection de l'eau de la Vallée-de-la-Gatineau mettra en place une initiative unique en province du 20 juin au 7 septembre cet été. Sept stations de lavage de bateau seront mises à la disposition des plaisanciers à des endroits stratégiques sur les routes 105 et 107.

L'organisation présidée par Marc Grégoire lance également dès lundi une offensive médiatique pour sensibiliser les plaisanciers à l'importance de bien nettoyer son bateau avant de le mettre à l'eau, surtout s'il s'est retrouvé dans un autre point d'eau précédemment.

M. Grégoire soutient que les postes de lavage devraient aider à limiter la prolifération d'espèces envahissantes, mais se dit aussi conscient que ce ne sont pas tous les plaisanciers de la région, voire de la Vallée-de-la-Gatineau, qui seront en contact avec ces sept stations. C'est pourquoi la sensibilisation est essentielle à l'atteinte des objectifs du Regroupement.

«Je prends souvent l'exemple du port du casque de vélo où il n'y a pas de loi qui l'oblige, mais c'est du marketing social qu'on fait pour faire appel au sens civique des citoyens qui sont les premiers bénéficiaires.»

Marc Grégoire espère que les efforts du Regroupement feront des petits et pourront être imités ailleurs au Québec et au Canada. Il souligne que c'est déjà le cas alors que la MRC du Pontiac a demandé l'aide de son organisation pour implanter une initiative semblable chez eux.

«On est prêt à partager toute l'expertise de ce projet pilote», a-t-il répondu. Avis aux intéressés.

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