Un squat pour souligner les besoins en logement social

Le terrain et l'immeuble désaffecté du 387-389, rue... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le terrain et l'immeuble désaffecté du 387-389, rue Notre-Dame fait l'objet d'une promesse d'achat par les groupes communautaires.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

En occupant un terrain et en placardant un bâtiment désaffecté de la rue Notre-Dame à Gatineau, une cinquantaine de personnes ont voulu dénoncer jeudi le sous-financement pour la construction de nouveaux logements sociaux de la part des gouvernements du Québec et du Canada.

Leur geste s'inscrivait dans le cadre d'une semaine nationale d'occupation de terrains et de bâtiments organisée dans diverses villes de la province par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Les groupes revendiquent 50 000 nouveaux logements sociaux d'ici cinq ans, dont 2500 à Gatineau, avec une augmentation significative du programme AccèsLogis.

«L'occupation démontre notre détermination à tout mettre en oeuvre afin que le droit au logement devienne une réalité pour les personnes et les familles de Gatineau. Elle vise aussi à démontrer que ce ne sont pas les lieux qui manquent pour construire du logement social», a indiqué François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe et président de Mon Chez Nous. Cet organisme est partenaire dans un projet de 5 millions $ visant à construire un immeuble de trois étages pour la Soupière de l'amitié, ainsi que 30 logements sociaux sur le terrain où avait lieu l'occupation jeudi.

Le terrain et l'immeuble désaffecté du 387-389, rue Notre-Dame fait l'objet d'une promesse d'achat par les groupes communautaires. Le projet reste toutefois bloqué parce que le terrain, qui accueillait jadis une station d'essence, doit être décontaminé. 

«Nous cherchons une solution. En attendant, nous avons eu un prolongement de deux mois pour notre offre d'achat», a expliqué la directrice générale de Mon Chez Nous, Nathalie Sauvé.

La décontamination pourrait coûter plus de 80 000$, mais d'autres études doivent être faites pour connaître le coût réel, a expliqué M. Roy.

L'absence de financement adéquat des gouvernements retarde souvent pendant plusieurs années des projets comme celui de la rue Notre-Dame, situé en plein coeur d'un quartier où les besoins en logement social sont criants. 

«Avant, on pouvait réaliser un tel projet en un an; maintenant, il faut parfois quatre ou cinq ans parce que le financement n'est pas là pour faire face à de telles embûches. Nous travaillons fort pour trouver une solution» a expliqué M. Roy.

Les députés de la région, tant fédéraux que provinciaux, et les responsables de la ville de Gatineau seraient à la recherche d'une solution. «Nous sommes à minuit moins cinq, mais nous avons toujours espoir de régler le problème», a expliqué M. Roy.

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