Sur leur 36, sans frais

Isabelle Carbonneau, présidente des Fées de l'Outaouais... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Isabelle Carbonneau, présidente des Fées de l'Outaouais

Etienne Ranger, LeDroit

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Robe, veston, souliers, cravate, chemise, coiffure, maquillage et autres accessoires, sans compter le billet pour avoir accès à la soirée, l'album, la bague ou même les photos: la facture liée au bal des finissants peut être très salée.

Le hic, c'est que bon nombre d'adolescents n'ont pas les moyens financiers pour se payer ce que plusieurs considèrent maintenant comme un «luxe», si bien qu'ils préfèrent faire une croix sur cette cérémonie qui souligne le début d'une nouvelle étape de vie.

Une triste réalité qui interpellait grandement la Gatinoise Isabelle Carbonneau, infirmière de formation aujourd'hui mère à la maison, au point où elle a décidé d'exporter dans la région un concept qu'a développé une enseignante de Montréal, Linda Blouin. L'idée: s'entourer de partenaires pour pouvoir offrir gratuitement le temps d'une journée une tenue complète de bal à des élèves dans le besoin, question de leur donner la chance de goûter au caractère magique de cet événement, au même titre que leurs camarades.

De là est né le projet Fées de l'Outaouais, un organisme à but non lucratif qui a pris son envol vendredi soir à l'hôtel Ramada Plaza. Grâce à la générosité d'une quinzaine de personnalités d'affaires ayant répondu à l'appel lancé par Mme Carbonneau, une trentaine de finissants provenant de partout dans la région, de Papineauville à Gatineau en passant par Maniwaki, pourront sélectionner samedi leur habillement de rêve et se mettre sur leur 36 sans avoir à débourser un seul sou. Une surprise qui risque de les émouvoir.

«Ça a débuté quand j'ai tout bonnement lancé un appel sur Facebook après qu'une dame m'ait appelée. Le mouvement a fait boule de neige. En deux semaines, on a réussi à habiller de la tête aux pieds une adolescente. Je me suis alors dit: ce n'est pas la seule. J'ai approché les écoles et les travailleurs sociaux, qui m'ont dit que l'idée était merveilleuse, que plusieurs jeunes se privaient d'aller au bal, car c'est rendu cher et que c'est devenu une sorte de pression sociale.», raconte Mme Carbonneau.

Même si elle considère que le phénomène du bal des finissants a pris des proportions démesurées (elle précise avoir déjà vu un élève arriver à la soirée à bord d'un hélicoptère) et qu'un budget doit être établi par les parents, la mère de trois enfants estime cependant que chaque jeune devrait pouvoir voir ses efforts scolaires récompensés en pouvant assister à l'événement s'il le souhaite vraiment.

«On distribue du bonheur, de la joie et un peu de poussière d'étoiles», a fièrement lancé l'instigatrice du projet, qui tenait à donner au suivant.

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