Sexisme et politique: «il y a de la pédagogie à faire»

L'enjeu n'a pas de frontières, souligne la députée Maryse... (Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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L'enjeu n'a pas de frontières, souligne la députée Maryse Gaudreault.

Ivanoh Demers, Archives La Presse

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Alors que le mot sexisme est sur bien des lèvres ces jours-ci, sur les collines parlementaires d'Ottawa et de Québec, des élues de la région interrogées par LeDroit affirment que s'il est clair qu'elles gardent l'oeil ouvert, elles n'ont cependant jamais été la cible de propos ou de gestes déplacés ou misogynes.

Élue il y a huit ans et gravitant autour de la sphère politique depuis le début des années 2000, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, affirme que sa relation avec ses collègues masculins à l'Assemblée nationale est saine. 

«Ça se passe assez bien entre élus, avec le personnel et avec toutes les personnes avec qui je transige quotidiennement. Si quelqu'un fait une petite blague qu'on n'apprécie pas, c'est à nous de le remettre à sa place. Il y a de la pédagogie à faire. Il faut être conscient que ces blagues-là peuvent être offensantes et on a chacune la responsabilité de mettre nos limites. Mais je trouve très malheureux d'entendre des témoignages comme celui de la députée fédérale conservatrice (Michelle Rempel)», dit-elle. 

Elle-même vice-présidente du Réseau des femmes de l'Assemblée parlementaire de la francophonie, la députée précise que l'enjeu n'a pas de frontières. 

«En France, par exemple, plusieurs députées se plaignent régulièrement de commentaires dont ils font l'objet. [...] Comme politicien, tout le monde ici a des causes qui lui sont chères, mais ça ne nous donne pas le droit de dire n'importe quoi. De telles remarques n'ont de toute façon jamais leur place dans la société en général», lance Mme Gaudreault.

La conseillère du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, a une opinion similaire. 

«Depuis que je suis en politique, jamais je n'ai été visée par des commentaires sexistes ou qui auraient pu me déranger. La relation à la table du conseil est excellente sur cet aspect-là», soutient l'élue municipale gatinoise. 

Reste que la politicienne n'entendrait pas à rire si elle était victime de sexisme et elle croit que même quand les hommes parlent maladroitement, sans intentions cachées, on doit remettre les pendules à l'heure. 

Deux autres conseillères municipales ont été contactées par LeDroit, Sylvie Goneau et Myriam Nadeau, mais elles n'avaient pas retourné nos appels au moment d'écrire ces lignes.

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