Printemps érable: Gatineau a encore des «comptes à rendre», dit le TROVEPO

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Le 18 avril 2012, des manifestants marchaient contre la hausse des frais de scolarité lorsqu'ils ont été pris en souricière par l'escouade antiémeute sur la promenade du Lac-des-Fées. Près de 200 d'entre eux ont été arrêtés et ont reçu un constat d'infraction de 444$ pour avoir entravé la circulation.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Quatre ans jour pour jour après une série d'arrestations survenue pendant le printemps érable, le maire et le chef de police de Gatineau «ont encore des comptes à rendre» aux 187 manifestants mis à l'amende, estime la Table ronde des organismes volontaires d'éducation populaire de l'Outaouais (TROVEPO).

Vincent Greason, coordonnateur de la TROVEPO, revient à... (Martin Roy, LeDroit) - image 1.0

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Vincent Greason, coordonnateur de la TROVEPO, revient à la charge dans le dossier du printemps érable.

Martin Roy, LeDroit

Le 18 avril 2012, des manifestants marchaient contre la hausse des frais de scolarité lorsqu'ils ont été pris en souricière par l'escouade antiémeute sur la promenade du Lac-des-Fées. Près de 200 d'entre eux ont été arrêtés et ont reçu un constat d'infraction de 444$ pour avoir entravé la circulation. Plusieurs personnes avaient été informées qu'elles seraient arrêtées à nouveau si elles participaient à une autre manifestation étudiante.

Le 10 mars dernier, la Cour municipale de Gatineau a invalidé les contraventions émises aux 187 personnes concernées.

Un mois plus tard, la TROVEPO est revenue à la charge. Lundi matin, l'organisme a fait parvenir deux lettres au maire Maxime Pedneaud-Jobin et au chef Mario Harel pour demander la prise d'actions. L'objectif serait de «rassurer la population de la ville de Gatineau que le service de police est sous contrôle et que les élus prennent leurs responsabilités envers lui», a réclamé devant la presse le coordonnateur de la TROVEPO, Vincent Greason.

Trois mesures sont exigées. D'abord, le SPVG doit confirmer ou infirmer publiquement si une liste des personnes arrêtées a été utilisée pour les cibler dans d'autres manifestations étudiantes et divulguer les informations quant à l'utilisation des photographies faites lors de l'arrestation. Les policiers auraient ensuite à communiquer avec chaque manifestant arrêté, puis acquitté pour confirmer que sa photo a été détruite sans avoir été transférée à une autre base de données policière. Enfin, le maire Pedneaud-Jobin est appelé à faire personnellement le suivi de l'affaire auprès du chef Harel, en s'assurant de déposer dans les six prochains mois un rapport public sur l'utilisation des photos des manifestants.

«La police a encore en sa possession des photos de personnes qui n'ont rien fait, s'indigne Vincent Greason. Tant qu'on ne nous garantit pas que c'est détruit, on n'a aucune preuve.»

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