La main tendue du pape saluée à Ottawa-Gatineau

Les archevêques d'Ottawa et de Gatineau, Mgr Terrence... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les archevêques d'Ottawa et de Gatineau, Mgr Terrence Prendergast et Mgr Paul-André Durocher, étaient accompagnés par la famille Lau lors du point de presse de vendredi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Antoine Lacroix

Collaboration spéciale

Le Droit

L'exhortation apostolique rédigée par le pape François portant sur la famille et le mariage, entre autres, est un texte «d'une grande beauté et qui amène à de nombreuses réflexions», mais qui sera difficile à mettre en oeuvre, selon les archevêques de Gatineau et d'Ottawa, Paul-André Durocher et Terrence Prendergast.

Intitulée Amoris Laetitia (La joie dans l'amour), l'exhortation apostolique publiée vendredi est un ouvrage de neuf chapitres de près de 260 pages dont les conclusions proviennent des deux synodes de 2014 et 2015. «Le processus synodal est une sorte de large consultation où les évêques sont convoqués pour discuter aux trois à quatre ans sur un thème particulier», explique Mgr Paul-André Durocher. 

La difficulté qu'avait le pape était d'écrire en tenant compte de deux extrêmes, comme la justice versus la miséricorde ou les enseignements de l'Église contre la réalité des couples, estime l'archevêque Durocher. «Il respecte les deux opinions et il tente de maintenir une sorte de juste milieu», affirme-t-il. 

Le message du pape sera toutefois difficile à mettre en action en raison du peu de personnes impliquées dans l'Église, estime Mgr Prendergast. 

«On n'a pas assez de prêtres, on n'a pas assez de travailleurs pastoraux. Il faudrait bien plus de personnes qui servent l'Église», a-t-il avancé lors d'une conférence de presse, en ajoutant que ce serait l'oeuvre de Dieu qui trouverait ces gens. 

«Ce n'est pas un texte à lire hâtivement, ajoute l'archevêque d'Ottawa. Il faut l'approfondir avec patience, morceau par morceau.»

Beaucoup à gagner

Le pape François aborde notamment la réalité des familles d'aujourd'hui, la place des enfants dans l'Église et la façon dont les paroisses devraient accompagner les familles «fragilisées», comme celles qui ont connu un divorce.

«On n'a pas assez de prêtres, on n'a pas assez de travailleurs pastoraux. Il faudrait bien plus de personnes qui servent l'Église.»

Mgr Terrence Prendergast
archevêque d’Ottawa

Le pape reconnaît aussi une valeur à certaines unions libres, mais uniquement celles entre un homme et une femme, et fondées sur la stabilité. Pour autant, il n'annonce pas un changement de doctrine générale, en particulier pour les divorcés remariés. Ces derniers sont encouragés à participer activement à la vie de la communauté (liturgies, etc.) et à trouver l'aide d'un prêtre pour se réintégrer. 

«Beaucoup de couples vont gagner en lisant ce texte», croit d'ailleurs Mgr Durocher.

C'est le cas de la famille de Amy et Tim Lau, qui étaient les représentants anglophones du diocèse d'Ottawa à la rencontre des familles à Philadelphie en 2015. 

«Ce texte souligne bien les difficultés que peuvent connaître des familles catholiques aujourd'hui. C'est un ouvrage très riche qui amène une sorte de défi à se surpasser», estime Amy Lau, une mère de six enfants. 

Son conjoint, Tim, croit que cette réflexion du pape François rappelle la compassion que l'on devrait avoir pour les gens qui nous entourent, dans une société qui prône un certain «individualisme». 

«Nous désirons être connectés les uns les autres, pas en compétition.»

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