Des poules urbaines dès 2017 à Gatineau

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Le projet pilote visant à permettre les petits élevages de poules et l'apiculture en milieu urbain sera lancé l'an prochain, en vue d'une décision finale en 2018.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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Le concept d'agriculture urbaine à Gatineau est en voie de largement dépasser le strict financement de jardins communautaires pour mettre davantage l'accent sur la formation des citoyens, l'apiculture et les petits élevages de poules en pleine ville.

La Ville de Gatineau a présenté son nouveau programme d'agriculture urbaine pour les années 2016 à 2018. Il doit encore être adopté officiellement par le conseil municipal, dans deux semaines, mais la réception faite par les élus, mardi, est plus que positive. 

Le bilan du programme de jardins communautaires présenté en 2014 avait surpris plusieurs conseillers municipaux quant au coût associé à cette activité. Le nouveau programme conservera le même budget annuel de 114 060$, mais il permettra de financer un plus grand nombre d'initiatives et offrira une bien plus grande flexibilité au Gatinois désireux de jardiner. 

«Les jardins communautaires coûtaient très cher, notamment à cause de nos nombreuses exigences, a expliqué la présidente de la commission Gatineau ville en santé, Louise Boudrias. Notre plan d'action va définir comment le faire à moindre coût. Auparavant, nous exigions des plans techniques pour un jardin communautaire. Nous allons réduire nos exigences. Avec le même budget, nous pourrons poser une vingtaine d'actions.»

Le concept d'agriculture urbaine à Gatineau est en voie... (Infographie LeDroit) - image 2.0

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Infographie LeDroit

Ainsi, un montant annuel de 25 000$ sera destiné à l'aménagement de jardins communautaires. C'est une réduction importante par rapport à l'ancien programme. Cela ne devrait cependant pas être un frein au jardinage, affirme le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

«C'est une autre façon de travailler, dit-il. On laissait relativement peu de place à la communauté pour qu'elle fasse son propre jardin. Au nom de vouloir facilité et aider, on prenait une place qui n'était pas nécessaire. C'est pour ça que ça revenait cher de la tomate. On va assouplir nos exigences pour que la communauté jouisse d'une plus grande marge de manoeuvre.»

Des abeilles et des poules

L'administration municipale, avec l'appui des différentes organisations du milieu, est aussi mandatée pour développer les critères d'un projet pilote qui sera lancé en 2017 pour permettre les petits élevages de poules, ainsi que l'apiculture en milieu urbain. Ces critères seront présentés à l'automne prochain et les premiers projets doivent avoir lieu dès le printemps prochain.

Le conseil devra prendre une décision finale afin de permettre ou non de façon permanente les petits élevages sur son territoire urbain en 2018. 

Le début d'un mouvement

Le porte-parole de la ferme Moore, Claude Sirois, voit ce nouveau programme comme l'amorce d'un véritable mouvement à Gatineau.

«On pourrait y voir un désengagement de la Ville, mais c'est surtout une autre forme de responsabilisation des citoyens, dit-il. Le citoyen veut tout, mais il doit faire sa part. S'il est vraiment intéressé, il va s'engager, si on lui facilite la tâche. C'est par la formation et l'éducation qu'on va y arriver, les mains dans la terre. Ce n'est surtout pas dans les bureaux de consultants qu'on va apprendre à jardiner.»

Ainsi, la ferme Moore deviendra la pierre angulaire de l'aspect formation et sensibilisation du nouveau programme d'agriculture urbaine à Gatineau. 

L'endroit deviendra le lieu d'échange et d'apprentissage tant souhaité à la fois par les intervenants et par la Ville dans le cadre de ce nouveau programme.

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