Les deux visages du centre-ville de Gatineau

Circuler au centre-ville de Gatineau un samedi après-midi... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Circuler au centre-ville de Gatineau un samedi après-midi donne pratiquement l'impression de se trouver dans une ville fantôme.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Circuler au centre-ville de Gatineau un samedi après-midi donne pratiquement l'impression de se trouver dans une ville fantôme. Et pourtant, quelques heures plus tard, des lumières colorées illuminent les bâtiments, la musique se fait entendre et les gens circulent en masse.

«On est à une étape cruciale. Si on... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 1.0

Agrandir

«On est à une étape cruciale. Si on ramène des gens, avant longtemps, il va y avoir une épicerie au centre-ville. Ces gens-là vont aussi vouloir des services proximité comme une boulangerie ou une pâtisserie. Le reste va suivre», explique Stefan Psenak.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Le même quartier présente deux visages aux antipodes au cours d'une même journée. Selon le directeur général de Vision Centre-Ville, Stefan Psenak, on ne peut évader ce constat. Même son de cloche chez le président du conseil municipal de Gatineau, Daniel Champagne.

Les deux hommes affirment que du travail doit être accompli afin de recréer les succès du centre-ville à différentes heures de la semaine. Comme début de réponse à cet enjeu, ils pointent vers les investissements que la Ville de Gatineau s'apprête à faire pour revitaliser le quartier, notamment sur les rues Aubry, Laval et Kent.

«Les pépines vont être dans le centre-ville d'ici quelques mois, c'est important ça, souligne M. Champagne. Les investissements qu'on fait vont inciter les promoteurs à profiter de ces "rénovations", si on peut le dire ainsi.»

M. Psenak soutient que le samedi et le dimanche en journée sont certainement des trous à remplir dans la programmation d'activités du Vieux-Hull. Mais en plus de l'ajout d'activités, comme la patinoire du ruisseau de la Brasserie, il croit que l'arrivée de nouveaux résidents dans le quartier sera importante pour réussir à redonner vie aux week-ends du centre-ville.

Toutefois, avant de voir les effets concrets de ces initiatives, il faut du temps. Stefan Psenak souligne qu'encore peu de temps s'est écoulé depuis que le conseil municipal a décidé de faire du Vieux-Hull une priorité.

«On est à une étape cruciale. Si on ramène des gens, avant longtemps, il va y avoir une épicerie au centre-ville. Ces gens-là vont aussi vouloir des services de proximité comme une boulangerie ou une pâtisserie. Le reste va suivre», explique M. Psenak.

Le directeur général de Vision Centre-Ville pose beaucoup d'espoir dans les projets immobiliers Zibi - sur les îles Chaudières - et W/E - à l'angle des rues Eddy et Wellington - qui doivent être construits au cours des prochaines années. Les tours de Brigil, si elles obtiennent l'aval du conseil municipal, s'ajouteraient également.

Malgré ces défis, Stefan Psenak refuse de dire que le centre-ville est à l'agonie. Il affirme que la présence de la fonction publique assure la présence d'un bon nombre les jours de semaine et que la vie nocturne n'est pas un problème dans le quartier.

Le copropriétaire du Minotaure, Steven Boivin, renchérit en affirmant qu'il y a même de la place pour encore davantage d'activités nocturnes au centre-ville.

«On vient d'ouvrir et on l'a fait dans une période difficile de l'année pour les bars, mais les gens ont répondu à l'appel. [...] S'il y a un bar qui décide de faire plus de shows, tant mieux.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer