Peu d'immigrants choisissent de s'éduquer en français à Ottawa

En marge du 10e anniversaire du Muséoparc Vanier,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

En marge du 10e anniversaire du Muséoparc Vanier, le maire Jim Watson et le conseiller Mathieu Fleury ont distribué de la tire d'érable à de jeunes réfugiés syriens.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur environ 1000 réfugiés syriens qui ont choisi Ottawa comme nouveau lieu de résidence, seulement 80 ont opté pour l'école francophone. La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, trouve cette situation déplorable.

Selon elle, les groupes d'accueil qui parrainent les réfugiés ne font pas suffisamment d'efforts pour informer les nouveaux arrivants de l'existence d'écoles françaises en Ontario.

«Ce n'est pas juste les réfugiés syriens, c'est aussi les immigrants qui arrivent. Souvent, ils ne savent pas qu'il y a des écoles francophones [...] On réitère le message: c'est aux groupes d'accueil de leur dire qu'il y a des services, de faire une offre active des services en français», a clamé la ministre lors d'une entrevue au Droit. Mme Meilleur promet d'en glisser un mot à la ministre fédérale du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. L'Ontario vise à accueillir 5% de l'immigration francophone au pays.

La famille Hariz, elle, a choisi d'envoyer ses enfants à l'école française. Rita, 14 ans, est en huitième année à Samuel-Genest. Son frère Georges, 10 ans, est à Horizon-Jeunesse. Ses matières préférées sont le français et les mathématiques.

Rita affirme s'être vite fait des amis à Samuel-Genest - une école «géniale», dit-elle.

La Syrie, son pays natal, était devenue invivable pour la famille. «On a quitté à cause des bruits qu'on entendait la nuit, à cause des terroristes, à cause des gens qui ne sont pas gentils et mon père a eu peur pour ma mère, car elle était enceinte.»

Après avoir fui la Syrie, Rita a passé quatre ans au Liban avant de s'installer au Canada. «J'adore le pays, on y trouve tout ce qu'on veut, il y a des services, tout le monde a les mêmes droits. Fantastique, vraiment.»

Elle n'a pas trouvé l'adaptation difficile, car elle connaissait le français, l'une des langues qu'elle maîtrise bien. Elle avait continué d'étudier en français et en arabe au Liban et s'est donc facilement intégrée à Samuel-Genest.

«Quand on était au Liban, on n'a jamais cru qu'on allait venir au Canada. On entendait que des gens voyageaient, ils trouvaient des vies meilleures. Mes parents ont dit: "Pourquoi on ne trouverait pas la même chose? Alors il faut essayer." On a trouvé des gens qui nous parraineraient.»

Ses parents ont fait le choix de l'envoyer à l'école française, un bon choix, termine Rita, car cela a facilité son adaptation dans un pays dont elle ne connaissait rien.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer