Ottawa et Gatineau continuent de grossir

À Ottawa, 295 km² de terres arables ont... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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À Ottawa, 295 km² de terres arables ont été perdus au profit de la zone bâtie et 217 km² de terres naturelles ou semi-naturelles. À Gatineau, ce sont 72 km² de terres agricoles et 168 km² de terres naturelles qui ont été grugés.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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À l'échelle du pays, les zones bâties dans les régions métropolitaines ont plus que doublé de 1971 à 2011, révèle Statistique Canada dans une étude rendue publique mardi. Les espaces consacrés aux propriétés résidentielles, commerciales et institutionnelles, routes, stationnements et parcs de plusieurs grandes villes ont enregistré une forte hausse pendant cette période, particulièrement à Ottawa et, dans une moindre mesure, à Gatineau.

En 2011, Toronto avait la plus grande zone bâtie au pays, avec 2184 km² de routes et zones habitées. Montréal était en deuxième place (1571 km²), devançant Edmonton, Vancouver et Calgary. 

En sixième place, la ville d'Ottawa enregistrait à son tour un fort taux de croissance de la zone bâtie, soit 635 km². À Gatineau, la superficie de la zone bâtie était de 261 km².

En 2011, les villes les plus densément peuplées étaient Toronto (3368 personnes/km²), Montréal (3356 personnes/km²), Vancouver (3100 personnes/km²) et Calgary (2685 personnes/km²).

De toutes les grandes régions urbaines de recensement, les villes d'Edmonton (220%) et d'Ottawa (191%) ont connu la plus grande poussée de la zone bâtie pendant la période de 1971 à 2011. 

Parmi les villes moyennes, Gatineau a affiché le taux de croissance le plus élevé, soit de 391%.

À Ottawa, 295 km² de terres arables ont été perdus au profit de la zone bâtie et 217 km² de terres naturelles ou semi-naturelles, c'est-à-dire les forêts, les terres pour le pâturage, les zones humides et les terres rocailleuses, par exemple. 

À Gatineau, l'augmentation de la zone bâtie a grugé 72 km² de terres agricoles et 168 km² de terres naturelles.

Dans le sud de l'Ontario, l'augmentation de la superficie de la zone bâtie a empiété «sur des terres agricoles de premier choix», les meilleures terres agricoles du pays, a signalé François Soulard, responsable du programme des comptes et de la statistique de l'environnement à Statistique Canada.

Cette situation est attribuable à l'accroissement de la population, qui a augmenté de 90% sur une période de 30 ans, passant de 484 326 à 921 823 personnes, ainsi qu'à l'étalement urbain. Le nombre de logements a progressé de 174%, passant de 140 225 à 384 858 logements.

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