Une famille menacée de se retrouver à la rue

Sarah Léonard et ses enfants Lidya, Emerik et... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Sarah Léonard et ses enfants Lidya, Emerik et Tessa pourraient se retrouver à la rue lundi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une mère enceinte de sept mois et ses cinq enfants pourraient se retrouver à la rue dès lundi. Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, sonne l'alarme dans l'espoir d'éviter ce sort à la famille.

Les parents, tous deux prestataires de l'aide sociale, ont éprouvé des difficultés à joindre les deux bouts et n'ont pas été en mesure de payer leur loyer au cours des trois derniers mois. Au total, ils recevaient 965$ par mois.

«Pour moi, nourrir mes enfants, ça passait en premier», a indiqué Sarah Léonard, jeudi matin en conférence de presse.

La famille a reçu l'avis d'éviction de son logement il y a deux semaines et multiplie les démarches, depuis, afin de se trouver un nouveau logis. Or, les logements à loyer modique pouvant accueillir une famille de quatre enfants sont une denrée rare en Outaouais, rappelle M. Roy.

Le coordonnateur de Logemen'occupe précise que le propriétaire n'est pas à blâmer dans ce cas. Il cible davantage les nouvelles dispositions du Code civil qui, lors d'une éviction, laisse aux huissiers la responsabilité de disposer des biens qui se trouvaient toujours dans le logement.

Dans ce cas-ci, la famille de Mme Léonard doit donc déménager dimanche, au plus tard, afin de ne pas perdre tous ses biens.

Selon François Roy, un programme était autrefois en place avec la Ville de Gatineau où les meubles étaient entreposés en attendant que les personnes démunies expulsées de leur logement trouvent un nouveau toit.

Appel à l'aide

M. Roy estime que la famille de Sarah Léonard remplit tous les critères afin de recevoir un supplément au loyer d'urgence. Seul hic, la famille doit trouver un logement qui correspond aux critères rigides du programme.

Pour une famille de cette taille, il faudrait un logis avec quatre chambres. Ce logis doit coûter un maximum de 1200$ par mois, chauffé et éclairé. François Roy espère que le propriétaire d'un logement qui respecte ces critères se manifeste et offre un toit à la famille.

Tout cela dépend de l'octroi anticipé du supplément au loyer. M. Roy dénonce les compressions, notamment au programme Accès-Logis, et le resserrement des critères qui rendent ces processus longs et complexes.

«Le premier ministre Couillard a toujours dit que les mesures d'austérité ne toucheraient pas les plus démunis. On voit que c'était seulement de la poudre aux yeux.»

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