Un projet pilote pour aider les étudiants-parents monoparentaux

Fruits et légumes, viandes, céréales, produits de traiteur,... (Martin Tremblay, Archives La Presse)

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Fruits et légumes, viandes, céréales, produits de traiteur, conserves et desserts: le panier en question coûterait normalement environ 175$ en épicerie. Les familles inscrites n'ont qu'à débourser 40$.

Martin Tremblay, Archives La Presse

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Afin de venir en aide aux mères et pères monoparentaux souhaitant retourner aux études, La Mie de l'entraide, dans le secteur Buckingham, teste actuellement un projet-pilote de service de paniers d'épicerie à l'année pour cette clientèle cible.

Jusqu'en janvier 2017, 27 familles monoparentales pourront bénéficier d'un panier d'épicerie complet livré à domicile une fois par mois.

Fruits et légumes, viandes, céréales, produits de traiteur, conserves et desserts: le panier en question coûterait normalement environ 175$ en épicerie. Les familles inscrites n'ont qu'à débourser 40$.

Le projet pilote nommé «Maman à moi» permet ainsi aux parents «raccrocheurs» à faible revenu de souffler un peu en leur assurant un soutien alimentaire constant durant une année complète, à eux et leurs enfants.

La banque alimentaire desservant les familles et personnes à faible revenu de Buckingham, Masson-Angers, Mayo, L'Ange-Gardien et Lochaber-Ouest, offre en temps normal entre trois et quatre dépannages alimentaires par année à ses clients. 

«Quand tu fais un retour aux études, que tu as décroché et que tu as des enfants, ça peut faire peur. Il y a le stress financier, mais aussi le manque de temps. Aller à l'école, faire l'épicerie, faire les repas, la vaisselle et le ménage, ça ne laisse pas beaucoup de temps à passer avec les enfants. On voulait aider ces gens-là qui font un effort de retourner aux études», explique le directeur général de La Mie de l'entraide, David Reny.

Inventaire serré

Le projet-pilote pourrait bien devenir un service régulier de l'organisme au terme de la période d'essai si le bilan s'avère positif, espère M. Reny. 

Une subvention de 5000$ de la Caisse Desjardins du Coeur-des-Vallées a été accordée pour cette nouvelle initiative. Le projet repose entièrement sur les efforts de la banque alimentaire, précise le directeur, alors qu'environ 60% des denrées qui entrent à La Mie de l'entraide proviennent des collectes de l'organisme auprès de la communauté. L'autre partie provient des stocks de Moisson Outaouais. 

«L'important, c'est qu'il ne faut pas nuire aux dépannages alimentaires, aux dépannages d'urgence et au programme de boîtes à lunch dans les écoles. Il faut faire un inventaire serré de nos denrées parce que 27 paniers fois 12 mois, ça fait beaucoup de nourriture», de dire M. Reny.

Celui-ci espère que l'idée aura un effet domino ailleurs en Outaouais. «Ici, on s'est dit qu'on pouvait en faire plus. Il ne faut pas se limiter aux dépannages alimentaires.»

Pour assurer le suivi auprès des 27 familles, La Mie de l'entraide fait appel à une étudiante en technique de travail social. 

La banque alimentaire de Buckingham a offert 4500 dépannages alimentaires l'an dernier. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l'aide générée grâce au «frigo anti-gaspillage» qui a été installé l'été dernier près du portique de l'organisme et qui a permis de récupérer 2157 kg de fruits et légumes qui auraient pris le chemin des ordures autrement.

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