Entraide familiale Outaouais: la fripperie de retour

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Alors que des coupures avaient contraint l'organisme Entraide familiale de l'Outaouais (EFO) à mettre la clé sous la porte de sa friperie en octobre dernier, le commerce de la rue Notre-Dame à Gatineau a ouvert à nouveau lundi.

Le retour en affaires de LA FRIP est le fruit d'une collaboration avec 3R Québec. Il s'agit d'un projet-pilote mené pour les trois prochains mois. L'organisme 3R Québec qui a pour mission la réduction des déchets, la récupération et le recyclage, a pris les rênes du commerce de seconde main, situé dans les mêmes locaux qu'avant sa fermeture à l'automne.

Il s'agit d'un plus pour 3R Québec, dont les revenus proviennent uniquement de la revente d'objets récupérés. «On voulait diversifier les opérations de notre organisme pour assurer un revenu certain. Quand je convoitais d'ouvrir une friperie pour avoir un point de détail, j'ai lu que la friperie de l'Entraide fermait ses portes. J'ai donc approché le conseil d'administration pour proposer d'ouvrir une friperie conjointement», raconte le président de 3R Québec, Simon Boudreau.

Gagnant-gagnant

Cette entente permet à 3R Québec de vendre des vêtements et des objets récupérés sans payer de loyer. Mais EFO aussi en tire avantage, alors qu'un pourcentage des ventes de la friperie lui sera remis. Quant à la clientèle constituée de ménages à faible revenu, celle-ci bénéficiera d'un crédit d'achat échangeable à LA FRIP lors de leur inscription à EFO, en plus de recevoir les meubles et électroménagers que l'organisme distribue gratuitement depuis 1982. «Ça aidera Entraide familiale de l'Outaouais à améliorer sa situation financière et de se concentrer sur sa mission première», se réjouit le président d'EFO Éric Périard.

Déjà prête

Lundi avant-midi, LA FRIP était déjà prête à accueillir ses premiers clients. Vêtements, jouets, vaisselle: une variété d'articles récupérés étaient prêts à être achetés pour des sommes aussi modiques qu'un ou deux dollars. Des vêtements griffés, des portefeuilles de cuir et des machines à café presque neuves se trouvaient parmi les rayons. «On espère amener une clientèle payante qui est complètement différente, lance Simon Boudreau. On a beaucoup de choses ici qui sont encore bonnes à l'utilisation. Ce sont des choses qui auraient dû se retrouver enfouies, mais qui ont une deuxième vie.»

3R Québec espère générer des revenus de 5000 à 6000$ par mois. Tous les profits seront redirigés dans les deux organismes.

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