La renaissance d'un logement communautaire

Keith Gagné, David Dellaire et sa femme Shawn... (Martin Roy, LeDroit)

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Keith Gagné, David Dellaire et sa femme Shawn Dellaire visitent un logement du 211, avenue Lees.

Martin Roy, LeDroit

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En 2013, les dizaines de résidents du 211, avenue Lees, à Ottawa, se sont retrouvés à la rue après qu'un incendie ait frappé ce complexe géré par la société Logement communautaire d'Ottawa (LCO).

Trois ans plus tard, LCO présentait la nouvelle mouture de ce bâtiment, fin prêt à accueillir de nouveau des résidents. Et devant une telle situation, LCO a choisi de transformer le négatif en positif et donner une sérieuse cure de rajeunissement à ce milieu de vie.

«C'est un exemple du phénix qui renaît de ses cendres», a résumé le maire d'Ottawa, Jim Watson, durant la cérémonie d'inauguration de l'édifice.

Pour le conseiller du district et président du conseil d'administration de LCO, Mathieu Fleury, il était important d'offrir des logements de bonne qualité aux futurs résidents du 211, avenue Lees. Selon lui, la qualité du logement a une influence directe sur la qualité de vie de celui qui y réside.

«Quand on bâtit de beaux logements, il y a une fierté des locataires. On l'observe à Old St. Patrick qu'on a ouvert l'an dernier. J'y suis allé récemment, les locataires nous ont accueillis et c'est encore très beau.»

Le 211, avenue Lees... (Martin Roy, LeDroit) - image 2.0

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Le 211, avenue Lees

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Le président-directeur général de LCO, Stéphane Giguère, partage ce point de vue. Certains choix faits durant la construction, notamment l'introduction de planchers radiants et d'éclairage DEL contribue d'une part à améliorer la qualité de vie des résidents, tout en permettant à la société d'économiser sur les coûts d'exploitation.

Bien que le résultat soit positif, M. Giguère spécifie toutefois qu'il souhaite évidemment une telle situation le moins souvent possible.

«Les risques pour la vie sont élevés dans un incendie. (En plus), les gens qui sont relocalisés, il y a un stress, une anxiété liée aux enfants qui étaient dans une école tout près, il faut déménager. [...] Il y a aussi un impact par rapport à la communauté. Toutes nos références, nos amis, nos voisins, ça change notre vie, son déroulement.»

Revenir à une ancienne vie

LCO offrira un droit de premier refus aux ex-résidents du 211, avenue Lees. Shawn Dellaire et son mari seront parmi ceux qui devront décider s'ils reviennent dans le quartier.

Le président-directeur général de LCO, Stéphane Giguère, soutient que certains d'entre eux se sont enracinés dans une nouvelle communauté depuis l'incendie en 2013. Ou encore, certains n'ont tout simplement plus besoin des services de LCO.

«Pour nous, c'est important, d'abord, d'offrir un droit de premier refus à ceux qui étaient ici durant l'incendie. Ils vont pouvoir revenir en priorité s'ils le demandent. [...] Probablement plus que la moitié devrait être des anciens.»

Shawn Dellaire et son mari réfléchissent à cette possibilité. Elle affirme s'ennuyer du quartier et apprécier ce qu'elle a vu, samedi, de la nouvelle construction. Toutefois, elle se dit heureuse où elle réside présentement.

«Ç'a été assez difficile pour moi cet incendie, ça m'a pris environ six mois à m'en remettre. [...] On a vécu des hauts et des bas depuis, mais on revient tranquillement. C'est la vie», philosophe la jeune retraitée.»

«Nous sommes dans un édifice pour retraités, et on se sent appréciés là-bas. On participe à plein d'activités. Peut-être que nous reviendrons, c'est tranquille et on s'est fait beaucoup d'amis ici.»

Si on se fie aux propos de Shawn Dellaire, peu importe la décision, son mari et elle devraient être dans un milieu qui saura les combler.

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