Le festival Bâtisseur d'un jour disparaît

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Martin Roy, Archives LeDroit

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Le festival Bâtisseur d'un jour, grâce auquel des milliers d'enfants, petits comme grands, ont eu un premier contact avec les métiers de la construction, disparaît après six ans d'existence.

C'est à regret que Pierre Privé, l'idéateur de cet événement unique en son genre, a confirmé l'information au Droit. La difficulté à trouver des commanditaires, la faible implication financière de l'industrie de la construction et du ministère de l'Éducation, ainsi que la somme de travail liée à l'organisation de l'événement auront eu raison de ce festival.

D'un petit événement dans le stationnement du Rona du secteur Hull qui avait attiré 1500 personnes en 2009, le festival Bâtisseur d'un jour est devenu l'un des plus attendus de nombreux enfants de la région, toujours aussi impressionnés de pouvoir utiliser la machinerie lourde mise à leur disposition. En 2015, le festival avait attiré 11 000 personnes.

En plus d'avoir une large portion ludique, cet événement avait un but bien avoué qui était de faire la promotion des différents métiers de la construction, autant chez les garçons que chez les filles.

«C'est sûr que ça va créer un vide, affirme M. Privé. Nous aurions espéré que la Commission de la construction du Québec ou le ministère de l'Éducation nous appelle pour nous dire qu'ils allaient prendre la relève, mais ça n'a pas été le cas.»

Lucie Labelle, gestionnaire de l'événement depuis ses débuts, est d'avis que l'industrie de la construction, qui peine à faire sa propre promotion, doit se ranger derrière un événement comme Bâtisseur d'un jour. Elle souligne que les dernières années n'ont pas été faciles pour cette industrie. La Commission Charbonneau a peut-être aussi eu un impact négatif sur certains commanditaires. «On s'est vraiment posé la question», a-t-elle dit.

Une tournée?

Les organisateurs de Bâtisseur d'un jour n'excluent pas la possibilité que le festival revienne un jour à la vie, mais ce serait sous une autre forme, peut-être même ailleurs qu'à Gatineau.

Plusieurs possibilités sont envisageables, comme un déménagement à Montréal, là où les commanditaires seraient plus nombreux, ou même une tournée provinciale, voire nationale de l'événement.

Mme Labelle affirme que peu importe ce que réserve l'avenir à ce festival, il sera né à Gatineau. «Nous avons toujours eu un grand support de la Ville et nous en sommes très reconnaissants parce que dès le départ ils ont su voir l'aspect unique de notre événement et ils l'ont appuyé», a-t-elle ajouté.

Les Gatinois paient plus que les Montréalais et les Québécois pour leurs festivals

Le festival Bâtisseur d'un jour, grâce... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

L'absence du financement qui doit venir avec la désignation «porte d'entrée» touristique du Québec force les Gatinois à piger un peu plus profonds dans leurs poches que les résidents de Montréal et Québec, qui profitent de généreuses sommes gouvernementales venant financer leurs festivals.

La Ville de Gatineau dépensera 1,5 million $ en 2016 pour financer une dizaine de fêtes et festivals sur son territoire. Cela représente environ 10% de l'ensemble des budgets de ces événements. À Montréal et Québec, le financement municipal des différents événements ne dépasse pas 6% ou 7%, a indiqué mardi Éric Boily, chef de la division fêtes et festivals de la Ville de Gatineau.

«Le financement de la désignation de la porte d'entrée nous aiderait, a-t-il précisé. Nous ne recevons pas la part qui nous revient per capita en matière de financement. Ça nous force à investir plus pour maintenir nos événements.»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a précisé que la question du financement provenant de la désignation de Gatineau comme porte d'entrée du tourisme au Québec a été abordée lors de la visite du premier ministre du Québec. «Ça va faire partie des suivis qu'on fera en 2016 de la visite de M. Couillard», a-t-il indiqué.

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