Les premiers jeunes réfugiés dès la semaine prochaine

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Une famille de réfugiés syriens, lors d'une réception organisée par une mosquée d'Ottawa le week-end dernier.

Martin Roy, LeDroit

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Les écoles francophones de la région de la capitale accueilleront les premiers enfants des familles de réfugiés la semaine prochaine, probablement dans le secteur Vanier de la ville d'Ottawa. Tout un parcours pour ces jeunes réfugiés syriens qui connaissent peu ou pas du tout le français et qui commencent une nouvelle vie au Canada. Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) multiplie les démarches pour faire valoir les avantages d'une éducation en français, promettant aux parents que leurs enfants seront parfaitement bilingues en 12année.

«On rencontre les foyers d'accueil et les agences communautaires qui reçoivent ces gens-là pour leur dire qu'il y a des choix» en matière d'éducation», fait valoir le surintendant de l'éducation du CECCE, Guy Dubois.

Selon lui, le conseil a approché les groupes de parrainage privés ainsi que les églises francophones pour leur dire «qui nous sommes et comment on peut les accueillir». Les paroisses anglophones vont aussi diriger les familles syriennes vers les écoles francophones lorsque celles-ci le demandent.

Il n'est pas exclu que des membres du conseil se rendent à l'aéroport d'Ottawa pour accueillir les réfugiés pris en charge par le gouvernement fédéral et leur proposer des dépliants sur les écoles françaises catholiques. Or, pour l'heure, c'est sur le terrain que le conseil scolaire préfère travailler. Il a déjà des liens serrés avec la communauté syrienne d'Ottawa. On lui a vanté les mérites des écoles francophones du CECCE, «le plus performant de la province», fait valoir M. Dubois.

Le bouche-à-oreille

Selon la coordonnatrice à l'accueil du conseil, Syrinne Benmouffok, il existe un groupe de travail conjoint avec la communauté syrienne «pour propager l'information» au sujet des programmes d'éducation en français. On utilise aussi beaucoup le bouche-à-oreille, qui fonctionne bien.

L'un des arguments de vente, c'est que les enfants qui fréquentent les écoles francophones du Centre-Est deviendront parfaitement bilingues, car les exigences académiques sont élevées. En 12e année, «les attentes (en anglais) sont les mêmes que les écoles anglaises», précise M. Dubois.

Le surintendant de l'éducation n'a pas de chiffres en tête quand on lui demande combien d'enfants issus des familles de réfugiés syriens aboutiront dans les écoles catholiques françaises de la région d'Ottawa. Cette situation se précisera de semaine en semaine.

Environ 4% de la population syrienne parle français, mais il ne faut pas oublier que les réfugiés parlent plusieurs langues dans les camps de réfugiés au Liban, dont le français, l'anglais et l'arabe.

Chose certaine, l'Ontario s'est engagé à accueillir 10 000 réfugiés syriens. La province, qui accueille environ 12 000 réfugiés par année, a déjà l'habitude d'accueillir des milliers de nouveaux arrivants, bon an, mal an, et donc, des structures d'accueil permanentes sont en place.

Pour les petits écoliers en bas âge qui aboutissent à l'école française, il s'agira d'abord de les mettre en confiance, de leur offrir un lieu sécuritaire, de les exposer au français par le jeu «et de les mettre à l'aise avant d'entamer le programme académique.» On leur proposera par exemple un «horaire plus léger», le temps qu'ils s'acclimatent à leur nouvel univers.

Pour les plus grands, il sera important de faire connaître la culture canadienne, la monnaie, et ainsi de suite.

Aide de Queen's Park

La ministre de l'Éducation, Liz Sandals, a d'ailleurs signifié aux conseils scolaires que le ministère offrira des ressources linguistiques, financières et en matière de santé mentale «pour aider les réfugiés syriens à bien s'intégrer à notre système scolaire.»

Dans une note de service datée du 4 décembre, le sous-ministre à l'Éducation, George Zegarac, se dit très encouragé par les efforts de planification des écoles pour répondre aux besoins des réfugiés syriens. Il rappelle que les réfugiés ont le statut de résident permanent et qu'il faut rester à l'écoute, car ils «ont souvent d'importants problèmes de santé».

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