Résolutions du Nouvel An: échouer fait partie de l'expérience

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Perdre du poids, cesser la cigarette pour de bon, économiser davantage ou se dénicher un meilleur emploi : les objectifs sont multiples, et les chemins pour les atteindre, tumultueux.

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Les résolutions de la nouvelle année sont multiples, dès que janvier cogne à nos portes.

Perdre du poids, cesser la cigarette pour de bon, économiser davantage ou se dénicher un meilleur emploi : les objectifs sont multiples, et les chemins pour les atteindre, tumultueux.

Malgré toute la volonté du monde, neuf personnes sur 10 se perdent en cours de route.

Selon le professeur Pierre Gagnon de l'école de psychologie de l'Université d'Ottawa (Ud'O), plusieurs raisons peuvent expliquer ce haut taux d'échec. Mais il ne faut pas croire pour autant que les résolutions doivent aller au rancart.

« C'est intéressant d'en prendre, dit-il, surtout si c'est à la suite d'une certaine introspection et qu'on le fait pour les bonnes raisons. Le danger, c'est si on prend des résolutions avec des buts qui ne sont pas réalistes, vouées à l'échec. C'est à ce moment-là qu'on se sent coupable et qu'on peut se faire du mal. Ça finit par devenir un cercle vicieux. On peut par exemple dire qu'on veut être plus en forme. D'accord, oui, mais ça veut dire quoi? »

Selon le professeur, une poignée d'astuces peuvent maximiser les chances de faire de sa résolution un succès. D'abord, il faut se demander pourquoi on a de la difficulté avec la situation en question. Ensuite, on doit se fixer un but réaliste, puis le décortiquer en petites étapes, le quantifier et avoir un échéancier précis.

« Quand on prend une résolution, c'est également préférable de ne pas la prendre seul. Si on réussit à convaincre deux ou trois autres personnes - si l'on veut faire plus d'exercice physique, par exemple -, non seulement ça brise l'isolement, mais vous pourrez vous encourager mutuellement quand c'est plus difficile », indique M. Gagnon.

Renforcement positif

Il souligne que le renforcement positif est une excellente méthode pour se motiver dans l'atteinte de son but, notamment en se donnant une récompense chaque fois qu'une nouvelle étape est franchie.

« Dans cette ère de technologies, avec toutes les applications pour téléphones intelligents, c'est facile de mesurer notre progrès », dit-il.

Si près de 50 % de la population dit prendre des résolutions, elles n'ont pas nécessairement besoin d'être adoptées au Nouvel An, précise Pierre Gagnon, ajoutant que « ceux qui ne connaissent jamais l'échec sont ceux qui n'essaient pas ».

« Et il faut se rappeler qu'il est normal qu'on ait de la difficulté avec les résolutions, poursuit-il, car elles concernent souvent des aspects de notre vie qui nous tracassent. Pour faire un parallèle, dites-vous que le mariage, ça implique la résolution de passer le reste de sa vie ensemble. Mais dans un cas sur deux, ça se termine en divorce, alors que c'est censé être une résolution positive. Imaginez quand c'est quelque chose de plus ardu. »

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