Les paniers de Noël du bonheur

Le temps des Fêtes est la période la... (Martin Roy, LeDroit)

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Le temps des Fêtes est la période la plus occupée de l'année pour les banques alimentaires comme la Manne de l'Île.

Martin Roy, LeDroit

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Pour la Manne de l'Île et plusieurs autres banques alimentaires de la région, il s'agissait, samedi, de l'une des journées les plus occupées de l'année. C'était jour de distribution des paniers de Noël.

Noël, c'est ce vendredi. Comme c'est le cas chaque année, des centaines de personnes de la région n'ont pas les moyens de mettre de la nourriture sur leur table pour cette journée spéciale. C'est un refrain connu, mais ça ne le rend pas moins vrai pour autant.

Selon la directrice adjointe de la Manne de l'Île, Francine Rondeau, entre 250 et 300 personnes ont reçu de la nourriture de la part de l'organisme qui dessert l'Île de Hull. Environ 300 autres pourraient s'ajouter d'ici la fin de la semaine, dit-elle.

C'est indéniable, il s'agit d'une «période critique» de l'année, affirme Mme Rondeau. Même si la Manne de l'Île ne distribuait pas de paniers de Noël, l'organisme devrait tout de même effectuer des dépannages alimentaires auprès d'une majorité de ces gens qu'ils aident à l'aube des fêtes.

La bonne nouvelle pour ces personnes qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, c'est que l'aide qui leur est apportée à quelques jours de Noël vient dans une ambiance particulièrement festive.

«Les gens [qui viennent chercher un panier] nous connaissent. C'est très rare que ce soit quelqu'un qui ne nous connaît pas. Ils savent qu'ils vont être bien reçus, dans la bonne humeur.»

Même si les différentes cueillettes de fonds et de denrées ont connu une hausse notable cette année, Francine Rondeau soutient qu'il demeure difficile pour des organismes venant en aide aux plus vulnérables de poursuivre leur mission.

«Pour les denrées, ç'a bien été. On a reçu 190 caisses de nourriture de la paroisse Notre-Dame-de-Lorette grâce à la Guignolée des médias. C'est l'argent qui arrive moins vite. Je parle à d'autres organismes et c'est le même problème partout. Je pense que les gens sont trop sollicités, ils nous le disent.»

Pour la Manne de l'Île, n'eût été d'un legs de 45 000 $ en héritage, 2015 aurait été synonyme de coupure de services, confie Mme Rondeau. Non seulement plusieurs de leurs demandes de subvention restent en suspens, mais ils ressentent l'effet des sollicitations multiples auprès de la population.

«Habituellement, on organise une collecte de fonds au début décembre à l'extérieur d'une épicerie, mais on n'est plus capable d'avoir une place dans les épiceries parce qu'il y a tellement d'équipes de hockey, de soccer ou de football qui en organisent. On n'est pas pour les tasser, ils en ont besoin aussi.»

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