Tricoter les mailles de l'entraide

Juliette Micko et Murielle de Guise ont sorti... (Martin Roy, LeDroit)

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Juliette Micko et Murielle de Guise ont sorti leurs aiguilles pour aider les réfugiés syriens.

Martin Roy, LeDroit

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Michèle Roger, infirmière et propriétaire de la boutique La Tricotée, est convaincue des effets thérapeutiques du tricot sur la mémoire et l'arthrite, entre autres. C'est toutefois un mal bien plus global qu'elle souhaitait apaiser, samedi, avec l'aide de sa comparse Marie-Josée Cusson.

Les deux femmes ont organisé un marathon de tricot au Centre Meredith, à Chelsea, afin de préparer des tuques et des mitaines pour les réfugiés syriens qui arriveront prochainement dans la région.

Non seulement les deux femmes veulent que ces réfugiés reçoivent des vêtements chauds pour affronter l'hiver canadien, mais elles souhaitent leur remettre en main propre. Leur objectif est d'expliquer aux nouveaux arrivants le processus derrière ce don, dans l'espoir qu'ils ressentent le soutien de la région.

«Je suis convaincu qu'en semant l'amour, on récolte l'amour», indique Mme Roger.

Pour elle, il est clair qu'en accueillant chaleureusement les réfugiés, on diminue le risque de radicalisation. Toutefois, pour que cet accueil soit aussi chaleureux qu'ils le souhaitent, ceux qui défendent l'accueil massif de réfugiés auront fort à faire pour convaincre les nombreux opposants. Certains sondages laissent croire que près de 60% des Québécois sont réfractaires à l'arrivée de réfugiés au pays.

«Je me suis levée un matin en me disant que ça n'avait pas de bon sens qu'autant de gens soient réfractaires à l'idée d'accueillir des réfugiés ici», soutient Mme Cusson.

«Un bonnet pour la paix»

C'est devant autant d'opposition face à cette crise humanitaire que cette fonctionnaire et résidente de Cantley a lancé, en novembre dernier, l'initiative «Un bonnet pour la paix». Visiblement, elle a touché une corde sensible puisqu'elle a reçu des dizaines de foulards et de tuques qui seront distribués en collaboration avec l'organisme Accueil-Parrainage-Outaouais.

Marie-Josée Cusson croit qu'elle n'est pas la seule à puiser son désir d'aider les réfugiés syriens dans la réaction négative que suscite leur arrivée chez certaines personnes.

Quoi qu'il en soit, l'activité de samedi a été rendue possible grâce au soutien de nombreux partenaires, dont la MRC des Collines-de-l'Outaouais et la direction du Centre Meredith, qui a prêté une salle pour l'occasion. Une autre preuve que le soutien aux réfugiés syriens rejoint un large public.

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