Une maison qui déborde de magie de Noël

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Réjean Lyrette n'a pas eu «une enfance des plus heureuses». Même si elle ne régnait pas trop dans sa maisonnée bien remplie, la magie de Noël l'a toujours fasciné. À tel point qu'il consacre maintenant «au moins trois semaines» à temps plein à décorer sa résidence de Chelsea afin de partager avec ses visiteurs la magie qu'il a si peu connue dans sa jeunesse.

Les souvenirs de Noël de Réjean Lyrette sont peu nombreux à être empreints de bonheur. Il y a eu celui où il a reçu un petit train. L'engin ne roulait pas, mais le petit bonhomme qu'était celui qui est maintenant retraité était tout de même «comblé» d'avoir reçu un présent sous le sapin.

Mais il y a aussi eu ce Noël où, jeune garçon, il a décoré avec soin un petit sapin pendant que ses parents faisaient «la fête» chez des voisins. Sa fierté a rapidement été anéantie. Le sapin s'est retrouvé échoué au sol au retour de ses parents, qui avaient bien arrosé leur fête chez les voisins.

M. Lyrette n'a malgré tout jamais perdu sa passion pour Noël. L'Halloween n'est même pas encore derrière lui qu'il sort ses dizaines de boîtes de décorations. «Pour décorer la maison au complet, ça me prend au moins trois semaines, à raison de huit heures par jour», dit-il.

Celui qui veut «partager avec les autres la beauté de Noël» a même réussi à «convertir» son conjoint Adrien Clavet. «Quand on a commencé à demeurer ensemble, il n'aimait pas trop, trop Noël, raconte-t-il. Maintenant, il adore ça. Il me regarde faire les décorations et me dit ses commentaires. Avant, il me disait que ça prenait trop de temps!»

Une douzaine de pages de photographies des décorations de Noël de M. Lyrette se retrouvent dans l'ouvrage La magie de la Chasse-gardée du Marais, baptisé en l'honneur du terrain où le couple demeure, qui a été transformé en attrait touristique comprenant notamment des jardins thématiques et des cascades.

Chaque année, Réjean Lyrette met de l'avant une thématique particulière. Il commence parfois à y réfléchir alors que les bourgeons viennent à peine d'éclore. Cette année, les années 1940 sont notamment à l'honneur dans la salle de bain de l'étage. «À l'époque, c'était pas mal juste rouge et vert, donc je me suis concentré sur ces couleurs, et j'ai mis de petites maisons de bûcherons du temps. Chaque Noël, ce sont des créations différentes», dit-il avec fierté.

Certaines décorations restent dans les boîtes pendant quelques années, tout dépendant du thème choisi. «Heureusement qu'on a un garage double, parce que ça occupe tout le haut du garage, lance M. Lyrette en riant. J'ai accumulé beaucoup de choses au fil des ans, et chaque année j'en achète des nouvelles.»

Quand il repense à ses Noëls d'enfance, Réjean Lyrette n'est aujourd'hui plus amer. «Ça ne me rend pas triste, dit-il. C'est ce qui a fait la personne que je suis aujourd'hui.»

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