(Re)découvrir l'Université d'Ottawa

L'archiviste en chef de l'Université d'Ottawa, Michel Prévost... (Etienne Ranger, LeDroit)

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L'archiviste en chef de l'Université d'Ottawa, Michel Prévost

Etienne Ranger, LeDroit

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L'Université d'Ottawa possède une vaste histoire remplie d'anecdotes variées, parfois bien savoureuses. Qui de mieux pour raconter ce passé que celui qui est le gardien de l'histoire de l'institution depuis 25 ans, en plus d'avoir observé l'évolution constante du campus depuis 40 ans?

L'archiviste en chef de l'Université d'Ottawa, Michel Prévost, offre occasionnellement une visite du Quadrilatère historique du campus - un carré essentiellement composé du pavillon Tabaret et des bâtiments qui se trouvent autour. Dans le cadre de sa Semaine du mieux-être, tout récemment, l'Université a vu cette activité comme une belle façon de parfaire ses connaissances tout en marchant et en prenant un peu d'air frais.

Lundi, en fin d'après-midi, l'air était effectivement frais - pour ne pas dire frisquet - lorsque LeDroit s'est joint aux participants de cette visite guidée. En 45 minutes, Michel Prévost réussit à donner un aperçu assez complet de l'histoire de l'Université d'Ottawa, de sa fondation au départ des pères Oblats, au milieu des années 1960.

La visite commence par ce qu'on ne voit pas (ou plus) sur le campus de l'Université d'Ottawa, avec une présentation des premiers édifices principaux du Collège Bytown dans la Basse-Ville et du premier pavillon sur la Côte-de-Sable, détruit par les flammes en 1903.

Du coup, on jette un regard sur l'établissement à ses débuts. Par exemple, on apprend que le collège était réservé aux garçons durant ses premières années d'existence.

«Une étudiante est venue aux archives, il y a quelques années, parce qu'elle voulait faire une recherche sur les femmes ayant étudié à l'Université d'Ottawa au 19e siècle. Je lui ai dit que sa recherche était terminée, puisqu'il n'y en avait aucune!» a raconté l'archiviste en chef.

Au terme de la visite, on est en mesure d'apprécier les bons coups de l'Université au fil de son histoire. Par exemple, la fin du stationnement devant le pavillon Tabaret en 1967, à l'occasion du 100e anniversaire de la Confédération, pour créer le parc qui s'y trouve aujourd'hui. Ou encore, l'acquisition de nombreuses rues sur le campus pour y restreindre la circulation et faire de l'Université d'Ottawa un lieu plus accueillant pour les piétons.

D'autres informations sont plutôt surprenantes. Dès 1866, l'institution reçoit une charte universitaire de l'Ontario. Mais ce n'est qu'en 1889, lorsqu'elle reçoit une charte pontificale du pape Léon XIII, que les pères Oblats s'engagent dans le développement de l'université en embauchant un chancelier, un recteur et un vice-recteur.

En plus de toutes ces anecdotes, Michel Prévost souligne certains détails sur les bâtiments du Quadrilatère historique, des détails qui se trouvent sous le nez de plusieurs au quotidien, mais qui sont largement ignorés. Comme les anciennes armoiries qui se trouvent sur la façade extérieure du pavillon Hagen, des armoiries qui comprennent des abeilles, des fleurs de lys, une harpe et des roses, entre autres.

En somme, une visite qui nous fait voir le campus sous un autre jour.

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