Second souffle pour le CJE de l'Outaouais

«On a eu des coupures sur le profil... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

«On a eu des coupures sur le profil des jeunes comme les étudiants, les travailleurs qui ne sont plus admissibles, mais on y travaille», rétorque Mme Morissette.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mama Afou
Le Droit

Après s'être fait «couper les ailes» par le gouvernement du Québec avec une nouvelle réorientation de sa mission au printemps dernier, le Carrefour jeunesse emploi (CJE) de l'Outaouais reprend son envol avec l'inauguration de ses nouveaux locaux rénovés et agrandis.

L'organisme situé au 350, boulevard de la Gappe espère continuer d'accueillir plus de jeunes adultes dans ses locaux d'une superficie de 15 000 pieds carrés, qui font dorénavant du CJE de l'Outaouais le plus grand centre communautaire au Québec consacré à la jeunesse, à l'emploi, à l'entrepreneuriat et à l'orientation scolaire et professionnelle.

Les travaux, entamés il y a près de deux ans, ont coûté plus de 1,3 million $. L'ancien bâtiment a été rénové et sept nouveaux bureaux ont été ajoutés, en plus d'une salle multifonctionnelle appelée «l'agora des partenaires».

Pour Martine Morissette, directrice du CJE de l'Outaouais, ce projet de construction devait aller de l'avant malgré les récents chamboulements imposés par Québec. «On s'est questionné et on s'est dit que ça fait 3-4 ans qu'on travaille sur ce projet-là, donc on va de l'avant. On a protégé nos arrières en disant que l'espace ajouté sera loué si on devait réduire nos services. Il y a un aspect d'économie sociale sur ce projet-là», explique Mme Morissette.

Le CJE de l'Outaouais, qui accompagne les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leur cheminement vers l'emploi, vers un retour aux études ou dans le démarrage de leur entreprise, avait «besoin d'une cure de rajeunissement», explique Mme Morissette. L'organisme accueille chaque année plus de 7000 jeunes et les services offerts sont passés de 8 à 24 ces dernières années.

Toutefois, depuis les nouvelles directives du gouvernement du Québec, le CJE de l'Outaouais n'est plus en mesure d'offrir une gamme de programmes, puisqu'il doit se concentrer sur la clientèle identifiée par Québec, soit les prestataires de l'aide sociale et de l'assurance-emploi.

Pour la directrice de l'organisme, il est hors de question de refuser des services à des jeunes et de renier la mission du CJE. 

«Notre mission n'a pas changé, car c'est un organisme autonome. [...] Ce qu'on fait tous les jours, c'est dégager des marges de manoeuvre pour les accueillir, j'allais dire presque dans l'illégalité, parce qu'on ne veut pas avoir à leur dire non», confie-t-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer