Des jeunes se souviennent

Pour Florence Agapie, la conseillère d'orientation, Marjolaine Beaulac,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pour Florence Agapie, la conseillère d'orientation, Marjolaine Beaulac, et Widad Damou, le jour du Souvenir est un événement incontournable.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Mama Afou
Le Droit

Commémorer le jour du Souvenir est devenu un événement incontournable à l'école publique Omer-Deslauriers d'Ottawa. C'est sous l'impulsion de la conseillère d'orientation, Marjolaine Beaulac, que l'école a pris l'habitude d'organiser une cérémonie en cette journée.

Pour l'instigatrice de cette cérémonie, il est important d'organiser ce genre d'événement à l'école. «C'est pour inculquer des valeurs aux jeunes qu'on organise ça à l'école», explique-t-elle.

Cette année encore, tous les étudiants seront invités à observer deux minutes de silence, à lire le poème de John McCrae, Au champ d'honneur, et à accrocher leur coquelicot à la Couronne. Pour encourager la participation des élèves à la cérémonie, deux d'entre eux seront invités à parler de la signification du coquelicot et une élève lira un poème qu'elle a composé. L'école a aussi invité cette année un professeur d'histoire et un adjudant des forces armées canadiennes qui viendront parler de la guerre et des sacrifices des soldats.

Intérêt des élèves

Comme chaque année, Mme Beaulac n'a pas eu beaucoup de difficulté à trouver des volontaires pour la cérémonie. Pour Widad Farah Damou et Florence Agapie, maîtresses de cérémonie, il était naturel de participer à cette cérémonie. «Être volontaire pour la cérémonie c'est une manière de participer à cette commémoration, se rappeler des sacrifices des Canadiens et faire comprendre ça à toute l'école» expliquent-elles.

Pour les jeunes filles, il est important de souligner le jour du Souvenir à l'école d'autant plus que de nombreux élèves ont des parents qui ont fait la guerre ou qui sont membres des Forces armées canadiennes. «Il y a des parents d'élèves qui font partie de l'armée, il y a aussi des jeunes ici qui font partie des cadets, affirme Florence Agapie. Je pense que leur effort doit être reconnu».

Après la cérémonie, les jeunes de l'école Omer-Deslauriers partiront au Monument commémoratif de guerre au centre-ville d'Ottawa pour participer aux commémorations.

La reconnaissance d'un sacrifice

À une époque où les témoins des deux guerres mondiales disparaissent peu à peu et où la guerre semble loin des préoccupations de la nouvelle génération, le jour du Souvenir reste un moment sacré pour plusieurs jeunes.

Même si 54% des Canadiens affirment douter que les jeunes comprennent le sacrifice de ceux et celles qui sont morts au combat, comme le révélait récemment un sondage commandé par Historica Canada, les adolescents rencontrés par LeDroit à l'école secondaire publique De la Salle d'Ottawa prouvent bien le contraire.

Pour Sandrine Bernier-Collard, étudiante en 10e année, le 11 novembre est un moment de reconnaissance envers les combattants. «Le jour du Souvenir, ça représente tous les soldats qui se sont battus à la guerre et qui sont morts, tous ceux qui se sont battus pour notre liberté, notre bien à nous. On n'y pense pas vraiment, mais tout ce qu'on peut faire aujourd'hui, c'est grâce à eux. Pour moi, c'est une journée où je veux penser à eux et les remercier», explique la jeune fille de 15 ans.

Pour d'autres élèves de l'école, le jour du Souvenir a une signification très spéciale. C'est le cas de l'étudiante d'origine belge Anne Hamels. «Penser qu'une partie de la guerre s'est vraiment passée dans mon pays d'origine, ça a comme un poids assez lourd, confie l'étudiante de 14 ans. Ma grand-mère habitait en Belgique durant la Deuxième Guerre mondiale et ils ont dû déménager au Canada, donc il y a beaucoup d'histoire autour de ça.»

Avec le temps, le jour du Souvenir est devenu une date de commémorations de tous les morts et des vétérans des guerres auxquelles ont participé les soldats canadiens. Pour Maeve Burbridge, fille de soldat, cette journée a une valeur particulière. «J'ai un lien personnel avec ce jour-là, car mon père était en Afghanistan et mon grand-père était Néerlandais durant la Deuxième Guerre mondiale. Sans les soldats canadiens, je ne serais littéralement pas ici en ce moment. C'est un sacrifice très noble, je suis fière des soldats et de mon père», affirme la jeune fille d'une voix émotive.

L'importance de commémorer

Même si certains jeunes interrogés affirment ne pas connaître la signification de la date du 11 novembre, qui correspond à la signature de l'Armistice et la fin de la Première Guerre mondiale, le jour du Souvenir reste un événement commémoré chez de nombreuses familles et dans de nombreuses écoles. «Depuis que je suis tout jeune, ma mère m'a toujours amené à des cimetières le 11 novembre», explique Simon Campbell. Toutefois, il admet avoir appris le sens de cette date à l'école. «Il y avait des cérémonies au primaire, c'est là que j'ai appris la signification du 11 novembre».

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