Prévenir les abus sexuels contre les enfants

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Lorsqu'il s'agit d'abus sexuel commis envers des enfants, certaines statistiques peuvent donner le vertige. Comme celle-ci: seulement 10% des abus seraient dénoncés. La vaste majorité des victimes finissent par porter en eux ce «mauvais secret».

Le Centre d'intervention en abus sexuel pour la famille (CIASF) veut casser le moule. Il estime que la population est prête à entendre davantage parler de ce fléau. C'est pourquoi il a lancé, mardi, sa toute première campagne de prévention, après 28 ans de travail dans la communauté.

«On sent qu'il y a un momentum social autour de la question des abus sexuels», croit le directeur général de l'organisme, Simon Drolet.

Ainsi, jusqu'au 19 novembre, Journée mondiale de prévention des abus envers les enfants, le CIASF mettra à profit les réseaux sociaux pour faire passer son message de sensibilisation. Quotidiennement, une personnalité de la région agira en tant qu'ambassadeur, et adoptera pour l'occasion le «style papillon» dans une vidéo.

Parallèlement à la campagne de prévention, le CIASF met en vente 500 noeuds papillon uniques, faits à la main dans la région de l'Outaouais. Les personnes intéressées peuvent s'en procurer au coût de 25 $ l'unité. Ils sont disponibles en ligne au ciasf.org.

Le CIASF vient en aide chaque année à plus de 400 personnes. Les sessions de thérapies se font en groupe où de façon individuelle. L'organisme vient en aide aux victimes mineures, mais aussi aux agresseurs, qui sont la plupart du temps dans un contexte de judiciarisation. On calcule que 97% des jeunes victimes connaissent la personne qui les a agressées.

Se libérer des séquelles

Naomi Kurasawa, psychologue et coordonnatrice clinique au CIASF, souligne l'importance pour les enfants de commencer le processus de guérison le plus tôt possible, afin de se libérer des séquelles.

«Retrait, isolement, régression, difficultés scolaires, tentative de suicides, langage et jeux sexualisés, prostitution, anxiété, dépression», les conséquences de l'abus peuvent être graves s'il n'est pas traité, énumère Mme Kurasawa.

Certaines jeunes victimes qui suivent une thérapie au CIASF en ressortent complètement transformés - à l'image des monarques, emblème du CIASF - au bout de seulement quelques mois, note la psychologue. L'anxiété et les symptômes de déprime qui les caractérisent se sont atténués ou ont même disparu, dit-elle.

Le premier message que leur transmettent les intervenants se résume à quelques mots: vous n'êtes coupables de rien.

«La première chose qu'on lui dit, c'est qu'on le croit, qu'on est fier de lui parce qu'il a été capable de dévoiler (son secret) et que ce n'est pas de sa faute, qu'il n'est responsable de rien», conclu Mme Kurasawa.

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