Le ton monte au Domaine Notre-Dame

Des préposés aux bénéficiaires de la résidence ont... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Des préposés aux bénéficiaires de la résidence ont pris la rue dans l'espoir de faire débloquer les négociations.

Etienne Ranger, LeDroit

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Mama Afou
Le Droit

Après la fonction publique, c'est au tour de travailleurs du secteur privé d'exprimer leur mécontentement. Des employés de la résidence privée pour aînés Domaine Notre-Dame ont manifesté, mercredi, devant l'établissement de Gatineau pour dénoncer l'impasse dans les négociations avec leur employeur.

Sans contrat de travail depuis près d'un an et demi, les préposés aux bénéficiaires ont exprimé leur ras-le-bol devant ce statu quo. «On était en négociations, on s'est rendu jusqu'à la conciliation, mais on n'y arrive plus. Donc notre dernier recours est la manifestation, car on est sous-payé», confie Glades Abou Antoun, présidente de la section locale du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

Les négociations, qui durent depuis plus d'un an, bloquent principalement sur la question salariale, selon la partie syndicale. Les préposés aux bénéficiaires du Domaine Notre-Dame, qui sont actuellement payés 12,60 $ de l'heure, réclament une hausse d'un dollar par an sur deux ans. Ils ne sont pas satisfaits de l'offre actuelle de l'employeur, qui propose moins d'un dollar d'augmentation sur trois ans, toujours selon le syndicat.

«On veut des augmentations qui ont de l'allure en fonction du travail qu'ils font, car les tâches que font les préposés aux bénéficiaires, c'est de prendre soin de nos parents et de nos grands-parents. Avec les responsabilités qu'ils ont de plus en plus, on trouve qu'à 12,60 $, c'est minime, explique Sylvain Desrochers, conseiller du SQEES-298. On considère l'offre de l'employeur intolérable, on veut un ajustement salarial».

Le syndicat dénonce notamment le «manque de reconnaissance financière» du groupe Chartwell, propriétaire de la résidence Domaine Notre-Dame et qui est le plus grand exploitant de résidences privées au Canada.

Contacté par LeDroit, Chartwell n'a pas voulu commenter les négociations en cours, mais s'est dit confiant d'en arriver à une conciliation avec les employés. D'ailleurs, un rendez-vous a lieu jeudi entre la direction et les syndicats.

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