Les signes de succès de Carole Beaudry

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Si la surdité peut compliquer le travail d'une étudiante comme Carole Beaudry, cette dernière n'a jamais fait appel à l'indulgence des gens.

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Des centaines d'étudiants de l'Université d'Ottawa célébraient l'obtention de leur diplôme ce week-end. Carole Beaudry est du nombre, elle a complété les exigences de son baccalauréat. Elle a toutefois réussi avec un degré de difficulté supplémentaire: elle est malentendante depuis sa naissance.

Si la surdité peut compliquer le travail d'une étudiante comme Carole, cette dernière n'a jamais fait appel à l'indulgence des gens et ne s'attend pas à recevoir des traitements de faveur. Et à voir son parcours académique, on comprend rapidement que son handicap ne lui a pas imposé de limites.

Carole Beaudry a profité de ses études pour compléter des stages et des formations en Tanzanie, en Allemagne et en Alberta. Elle a travaillé - parfois à temps partiel, mais souvent à temps plein - tout au long de ses études pour acquérir de l'expérience de travail.

Un fait qui impressionne lorsqu'on considère toute la préparation nécessaire pour qu'elle puisse suivre ses cours au même rythme que les autres.

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Elle a notamment complété un stage en Tanzanie dans le cadre de ses études.

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Un interprète devait traduire en langage des signes ce que le professeur racontait. Toute son attention étant requise pour comprendre cet interprète, un autre étudiant était mobilisé par l'université pour prendre des notes de cours à sa place. Or, une importante coordination avec ces deux personnes est nécessaire pour assurer l'efficacité de son apprentissage.

«Tout le monde a un style différent de prise de note. Je dois me préparer avant d'étudier et, s'ils n'ont pas bien compris une partie du cours, je dois m'assurer de le savoir pour aller poser les questions au professeur ou faire les recherches chez moi pour corriger les erreurs.»

À l'aise dans l'emploi

Si une importante logistique doit être en place en salle de classe, la situation est complètement différente dans le milieu du travail et dans la vie quotidienne, affirme la diplômée.

Carole Beaudry soutient que certaines personnes comprennent mal sa réalité et ont tendance à surévaluer ses besoins pour bien fonctionner. Elle espère d'ailleurs qu'en partageant son expérience, elle pourra sensibiliser quelques personnes. Elle soutient que les personnes malentendantes sont capables de faire le même travail que les autres.

«Un employeur m'a déjà demandé si j'avais besoin de quoi que ce soit de particulier pour faire mon travail. Je n'ai besoin de rien, j'ai seulement besoin qu'on me regarde quand on me parle (elle lit sur les lèvres). Il est aussi préférable de m'envoyer un courriel plutôt que de me téléphoner, mais c'est tout.»

La jeune femme ne s'impose aucune limite et elle espère que le marché du travail ne le fera pas à sa place.

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