Le chef de Kitigan Zibi «choqué» par les révélations d'Enquête

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Le chef du conseil de bande de Kitigan Zibi, Jean-Guy Whiteduck

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Le chef du conseil de bande de Kitigan Zibi, Jean-Guy Whiteduck, s'avoue choqué par les témoignages de femmes autochtones de Val-d'Or se disant victimes de policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

Des autochtones de l'Abitibi-Témiscamingue ont confié à l'émission Enquête de Radio-Canada être victimes d'agressions sexuelles de la part de policiers de la SQ.

Même si Kitigan Zibi se trouve à trois heures de route de Val-d'Or, le chef Whiteduck s'est senti interpellé par les propos de ces femmes tenues sur les ondes de la télévision publique. «On a un problème de société», tranche-t-il.

«C'est choquant, c'est certain», poursuit-il, en espérant que ce soit un cas unique et qu'aucune femme de sa communauté ne vive une telle situation.

«Les femmes peuvent être vulnérables partout, chez nous comme dans les grandes villes.»

Le territoire de Kitigan Zibi, non loin de Maniwaki, en Haute-Gatineau, a son propre service de police.

M. Whiteduck dit entendre beaucoup parler de ce reportage à Kitigan Zibi et dans les environs de Maniwaki. «C'est certain que ça nous tracasse. Ça fait jaser. C'est déplorable.»

Le chef de bande espère que les femmes victimes de telles agressions - s'il y en a d'autres - prennent la parole et dénoncent.

Surpris d'entendre cette histoire? «Euh... Ça surprend que des policiers soient impliqués, dit M. Whiteduck. Surpris, mais pas en totalité. Dans ce cas (de Val-d'Or), ça semble systématique.»

Selon le chef Whiteduck, les femmes et les personnes vulnérables ont trop souvent peur de parler. «Les gens sont réticents de parler en public. Ils ne veulent pas devenir victimes une deuxième fois. Il faut être fait fort (pour parler comme les femmes de Val-d'Or ont fait).»

M. Whiteduck ne croit pas que ce genre de chose puisse se produire en Outaouais et dans sa communauté. «Ça ne veut pas dire que ça n'arrive pas. En tout cas, j'espère que nous, on n'est pas impliqués. Et il n'y a pas que les femmes autochtones qui peuvent être victimes de ce genre de chose. Tout le monde peut l'être», déplore-t-il.

De son côté, le chef de police de Kitigan Zibi, Gordon McGregor, n'avait toujours pas vu le reportage.

«Si des gens ont des plaintes à faire, ils doivent s'adresser au conseil de bande, dit-il. Rien ne doit bloquer une personne de faire une plainte.»

M. McGregor dit toujours avoir confiance en la SQ en Outaouais.

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