Ottawa se souvient de l'attentat du 22 octobre

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L'événement vise aussi à souligner le courage des premiers intervenants lors de l'attentat.

Justin Tang, Archives La Presse Canadienne

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Vingt-et-un coups de canon retentiront sur la colline parlementaire, à 11h, jeudi, pour commémorer la vie et le sacrifice de l'adjudant Patrice Vincent et du caporal Nathan Cirillo, tués par des terroristes en sol canadien il y a un an.

La cérémonie aura lieu au Monument commémoratif de guerre à Ottawa, où le caporal Cirillo est tombé sous les balles de Michael Zehaf-Bibeau, abattu plus tard à l'intérieur du parlement, le matin du 22 octobre. Deux jours plus tôt, le caporal Patrice Vincent était happé mortellement par un autre islamiste radical, Martin Couture-Rouleau, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

L'événement vise de plus à souligner le courage des premiers intervenants qui ont tenté de secourir les victimes et aux autres qui ont abattu les agresseurs pour mettre un terme à leur folie.

Le gouverneur général du Canada, David Johnston, assistera à la cérémonie en compagnie d'autres dignitaires.

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Le caporal Nathan Cirillo (à gauche), 24 ans, quelques minutes avant qu'il ne soit atteint mortellement par balle alors qu'il faisait la garde devant le cénotaphe à Ottawa, au matin du 22 octobre 2014.

Courtoisie

Le 30e Régiment d'artillerie de campagne de l'Artillerie royale canadienne fera résonner 21 coups de canon, et sera suivi par le passage de CF-18 Hornet de l'Aviation royale canadienne dans le ciel de la capitale, à 11h20. Les avions traverseront la région en formation d'hommage aux disparus, à quelque 500 pieds d'altitude.

«Quatre obusiers C3 seront positionnés près de l'édifice de l'Est de la colline du Parlement. Le public doit s'attendre à entendre des coups de canon dès 11h à 10 secondes d'intervalle pendant environ 3 minutes», avertit la Défense nationale par communiqué.

L'événement aura des répercussions sur la circulation au centre-ville, alors que plusieurs artères seront fermées, soit la rue Elgin entre les rues Albert et Wellington, la rue Wellington en direction est entre l'avenue Mackenzie et la rue O'Connor, la rue Wellington en direction ouest entre la promenade Sussex et la rue Metcalfe, et la rue Queen entre les rues O'Connor et Elgin. Les circuits 1, 2, 4, 7, 9, 12, 14, 18 et quelques trajets sur le circuit 16 d'OC Transpo seront déviés.

Les risques d'attaques étaient connus de la GRC

Avant l'attaque de l'an dernier, la GRC n'avait... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 4.0

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Avant l'attaque de l'an dernier, la GRC n'avait pas renforcé la sécurité malgré plusieurs alertes concernant de possibles attaques imminentes, a révélé mercredi CBC.

Etienne Ranger, LeDroit

La GRC n'a pas renforcé la sécurité malgré les alertes concernant de possibles attaques par des individus radicalisés, qui lui avaient été transmises moins d'une semaine avant l'attaque au parlement d'Ottawa l'an dernier, a révélé mercredi CBC.

Par deux fois, les 17 et 18 octobre, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été destinataire de notes prévenant d'encouragements soutenus du groupe État islamique (EI) pour mener des attaques contre des pays occidentaux dont le Canada, selon CBC qui s'appuie sur des documents obtenus dans le cadre de la Loi d'accès à l'information.

La première note du service de renseignements, transmise le 17, signalait que des «actes de terrorisme pourraient se produire» et remontait de faible à moyen le niveau d'alerte pour la première fois en 4 ans.

Le 18, dans une circulaire, la GRC indiquait elle-même que le groupe EI encourageait «activement les jihadistes dans le monde occidental à lancer des attaques contre des membres des forces de sécurité des pays engagés dans les combats contre nos troupes».

De plus, quand Michael Zehaf-Bibeau est arrivé aux abords du parlement le matin du 22 octobre, les policiers étaient à court d'effectifs.

Sur le nombre théoriquement requis de policiers pour assurer la sécurité du périmètre du Parlement, où se trouvent également les bureaux du premier ministre, il manquait 29 policiers, selon le rapport d'enquête interne sur les événements d'octobre.

- Agence France-Presse

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