À pied de Montréal à Ottawa pour Radio-Canada

Le groupe parcourt une trentaine de kilomètres par... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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Le groupe parcourt une trentaine de kilomètres par jour.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Des membres de la campagne Tous amis de Radio-Canada, qui ont amorcé mardi à Montréal une longue marche de près de 200 kilomètres afin de sensibiliser la population et les élus sur la pertinence de la société d'État, étaient de passage dans la Petite-Nation vendredi.

À coup d'une trentaine de kilomètres par jour, le groupe, composé d'employés de Radio-Canada, de représentants syndicaux et de citoyens, a quitté la métropole québécoise mardi dans le but d'atteindre Ottawa dans la journée de lundi. Les marcheurs vont déposer au Parlement une déclaration de principes.

La charte en question exige l'imposition d'un moratoire sur les futures compressions prévues à Radio-Canada, un financement pluriannuel stable et plus élevé ainsi qu'un débat sur la gouvernance de la société d'État, une requête visant à protéger l'organisation contre toute ingérence politique. On demande notamment que le financement annuel du diffuseur passe de 29$ à 40$ par Canadien afin d'assurer sa pérennité.

S'adresser aussi aux citoyens

«La marche ne s'adresse pas uniquement aux partis politiques. Elle s'adresse aussi aux citoyens pour les interpeller sur les impacts de la perte d'un producteur et diffuseur public. C'est un grand danger pour la démocratie et pour la culture», a expliqué Kamel Bouzeboudjen, journaliste et marcheur, lorsque croisé par LeDroit, à la hauteur de Fasset, vendredi.

Pierre et Jacques Caplette, deux frères jumeaux de 69 ans de Montréal, ont tenu à ajouter leur grain de sel à la mobilisation en prenant part à ce long périple. Si certains ne marchent qu'une seule journée aux côtés du groupe, ils ont fait le trajet depuis le début et comptent bien atteindre la colline parlementaire.

«Les messages qu'on entend sur la route, c'est que les gens veulent conserver Radio-Canada. Je suis un baby-boomer. Que ce soit René Lévesque à l'époque, la radio internationale, les événements en temps de guerre et de paix, on a toujours eu des bons correspondants. C'est la qualité de l'information qui est en danger avec les coupures», a souligné Jacques Caplette.

Sensibilisation

Depuis 2009, ce sont près de 2100 postes qui ont été supprimés à Radio-Canada à la suite de compressions.

Le regroupement souhaite profiter de la campagne électorale qui s'achève pour faire passer son message. Pour le moment, le Nouveau Parti démocratique a annoncé qu'il annulerait les 115 millions de dollars de compressions imposées à la société d'État par le gouvernement conservateur s'il est porté au pouvoir le 19 octobre.

Le chef Justin Trudeau a de son côté promis qu'un éventuel gouvernement libéral injecterait 150 millions de dollars supplémentaires par année dans le budget du diffuseur.

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée en 2012 par le Syndicat des communications de Radio-Canada et la Confédération des syndicats nationaux.

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