Le ministre aurait à intervenir

Mohammad Al Rayyan a porté en appel l'avis... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Mohammad Al Rayyan a porté en appel l'avis de déportation de sa conjointe Dima Siam.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Que peut faire un député fédéral pour aider une famille victime d'une erreur bureaucratique lors d'une demande de résidence permanente? LeDroit a demandé aux candidats des différents partis dans Ottawa-Ouest-Nepean de se prononcer sur la situation de Dima Siam, menacée d'être déportée en Syrie.

Mohammad Al-Rayyan affirme qu'en raison d'une erreur dans le formulaire envoyé à Citoyenneté et Immigration Canada, la demande de résidence permanente de sa femme, Dima Siam, a été refusée. Elle fait maintenant l'objet d'un avis de déportation vers la Syrie. L'avis est toutefois en suspens puisque M. Al-Rayyan l'a porté en appel pour des raisons humanitaires.

Anita Vandenbeld du Parti libéral du Canada, et Marlene Rivier du Nouveau Parti démocratique, ont rencontré brièvement Mohammad Al-Rayyan au courant de la campagne, de façon séparée. Toutes deux affirment avoir été touchées par la situation dans laquelle cette famille se retrouve.

Mme Vandenbeld soutient toutefois qu'elle ne peut commenter spécifiquement le cas de Mme Siam, mais précise que son parti mettra un terme aux déportations vers des pays en guerre comme la Syrie, ou encore dans certaines régions d'Afrique comme le Burundi. Elle ajoute qu'elle se penchera plus en profondeur sur le cas de Dima Siam, si elle est élue.

«C'est le rôle d'une députée d'aider les gens, j'ouvrirai un dossier pour elle», lance la candidate libérale.

Mme Rivier, du NPD, n'hésite pas à se prononcer spécifiquement sur ce cas. Elle soutient que Dima Siam ne devrait pas être déportée et soutient qu'il est «absurde» de séparer une famille de cette façon et que ça va «à l'encontre des valeurs canadiennes».

Pas de promesse

Marlene Rivier soutient qu'elle ne peut promettre à la famille qu'elle réussira à annuler l'avis de déportation, puisque pour que cela se produise, le ministre de l'Immigration doit se mêler personnellement du dossier. Elle et Anita Vandenbeld promettent toutes deux d'effectuer les démarches auprès du ministre pour régler leur cas.

«Il faut faire preuve de compassion et le ministre doit annuler l'avis de déportation, explique Mme Rivier. Si mon parti forme le gouvernement, je suis confiante d'y parvenir. Mais si le ministre actuel reste en place, je suis moins optimiste.»

Les appels et un courriel du Droit au bureau de campagne du candidat du Parti conservateur, Abdul Abdi, sont restés lettre morte depuis mercredi dernier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer