De l'entraide entre voisins... en un clic

Hélène Buzzetti et Sophie Tremblay, les cofondatrices de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Hélène Buzzetti et Sophie Tremblay, les cofondatrices de la plateforme Ici-nos-quartiers

Patrick Woodbury, LeDroit

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Besoin d'une brouette pour des travaux durant la fin de semaine? Vous avez un surplus de concombres dans votre jardin? Une plateforme citoyenne développée à Gatineau permet désormais aux gens à travers le Québec de régler facilement ces petits problèmes du quotidien.

Le www.ici-nos-quartiers.org, lancé en 2013 pour le quartier Wrightville à Gatineau, est désormais accessible partout en province. Le service permet à des voisins de se rencontrer et de s'échanger des biens et des services.

Ça fonctionne bien simplement: on s'inscrit, on indique ce qu'on recherche et ce qu'on a à offrir, puis on contacte les voisins qui répondent à nos besoins. Des institutions peuvent également s'inscrire. Une école de quartier qui a besoin d'aide pour construire le décor d'une pièce de théâtre peut, par exemple, demander l'aide des citoyens à proximité.

«Moi et mon amie Sophie (Tremblay) avons eu l'idée à la fin de l'été 2012. On trouvait qu'on allait drôlement souvent au Réno-Dépôt et qu'on achetait des choses qu'on n'utilisait pas souvent», relate la cofondatrice de la plateforme, Hélène Buzzetti.

Les deux amies ont donc eu l'idée de trouver un moyen de partager certaines ressources entre voisins. Au départ, Ici-nos-quartiers n'était offert que dans le quartier de Wrightville, avant d'être étendu à la Ville de Gatineau, puis à l'ensemble du Québec. Le service compte actuellement plus de 1000 inscriptions.

«On a réalisé que ça devenait trop lourd de charcuter les villes, alors on a adopté une approche par code postal et ont vous met en contact avec des gens dans un rayon d'un, deux ou cinq kilomètres», explique Mme Buzzetti.

Le service est gratuit et les administrateurs n'en dégagent aucun profit.

Selon Mme Buzzetti, Ici-nos-quartiers repose actuellement sur la bonne volonté de bénévoles et d'une subvention de la Ville de Gatineau offerte pour lancer la plateforme, il y a plus de deux ans.

Les administrateurs réfléchissent d'ailleurs à une façon de financer l'entretien de la plateforme, tout en maintenant le service gratuit. La publicité et le financement participatif sont notamment des options.

Renforcer le sentiment d'appartenance

S'ils ne font pas un sou avec le projet, ça ne veut pas dire que l'équipe derrière Ici-nos-quartiers n'en profite pas.

Sophie Tremblay et Hélène Buzzetti sont parmi les premières usagères. Cette dernière estime d'ailleurs que la mise en contact des citoyens d'un même quartier contribue à renforcer le sentiment d'appartenance à sa communauté.

«Ça peut servir de brise-glace social, dit-elle. Il faut développer le réflexe de lancer l'appel à tous, c'est fascinant comment ça répond vite.»

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