L'ambition avec un grand A

Judith Séguin fait partie d'un groupe de 20... (Martin Roy, LeDroit)

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Judith Séguin fait partie d'un groupe de 20 jeunes femmes, la seule originaire de l'extérieur de Montréal, à participer au projet L'effet A.

Martin Roy, LeDroit

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Les femmes sont sous-représentées dans les hautes sphères du pouvoir économique. Une jeune professionnelle de Gatineau veut faire sa part pour changer la donne.

Judith Séguin, avocate de la firme RPGL à Gatineau, a été choisie pour se joindre au programme de L'effet A (Ambition), une initiative de la chef de la direction de la financière Sun Life Québec, Isabelle Hudon. Pendant 100 jours, elle participera, avec 19 autres jeunes professionnelles, à une série de conférence, formations et soirées de réseautage, afin de s'outiller pour affronter le marché du travail.

Évidemment, il faudra bien plus que 20 femmes en position de leadership afin de rétablir l'équilibre hommes-femmes. Mais en ayant les outils pour réaliser leurs ambitions, Judith Séguin et ses 19 collègues contribueront à se rapprocher de la parité, en plus de devenir des exemples à suivre pour d'autres femmes.

Être une leader, pour Judith Séguin, cela commence par être ambassadrice de l'effet A chez elle. L'avocate souhaite faire connaître l'initiative en Outaouais, elle qui est la seule participante originaire de l'extérieur de Montréal.

«À Montréal, c'est gros, c'est très connu. Ici, c'est encore méconnu, j'espère lancer une vague. L'ambition, ce n'est pas seulement dans la région de Montréal.»

Appui des hommes

La Gatinoise croit que l'approche d'Isabelle Hudon est porteuse de changement. Elle se réjouit notamment que les hommes en position de pouvoir soient sollicités pour participer aux activités de l'effet A.

«C'est nécessaire, c'est un problème systémique. Puisque ce sont eux qui ont les postes de direction, on ne peut pas faire de changement tant qu'ils ne sont pas sensibilisés. [...] On a bien beau se donner des tapes dans le dos (entre femmes). Si on ne fait que ça, ça ne changera pas.»

Pour Judith Séguin, sensibiliser les hommes entrepreneurs à ce déséquilibre entre les deux sexes est un élément important de la solution. Or, la jeune professionnelle estime que les femmes doivent également prendre une certaine part de responsabilité.

La participante de l'effet A note toutefois que les femmes doivent s'imposer davantage, profiter de leurs opportunités et ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Judith Séguin affirme qu'un changement d'attitude chez les hauts dirigeants d'entreprise permettra aux femmes de se faire respecter davantage. Elle espère qu'un jour, une femme ambitieuse sera traitée de la même façon qu'un homme.

«Sheryl Sandberg (directrice des opérations de Facebook), dans son livre, disait que si la femme se plante, c'est parce que c'est une femme. Si la femme est confiante, [...] elle est pointée du doigt parce qu'elle est arrogante. Mais un homme qui assume le même leadership, affiche de l'assurance, là, on est entre de bonnes mains.»

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