Plaidoyer pour les carrefours jeunesse-emploi

Roland Frenette (au centre) a témoigné jeudi de... (Benoit Sabourin, LeDroit)

Agrandir

Roland Frenette (au centre) a témoigné jeudi de l'aide dont il a profité au CJEP.

Benoit Sabourin, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

De passage en Outaouais jeudi après-midi dans le cadre de sa tournée provinciale des régions, le directeur général du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ), Alexandre Soulières, est venu présenter le mémoire préparé par son organisation dans le cadre de la consultation portant la nouvelle Politique québécoise de la jeunesse.

M. Soulières a profité d'une rencontre avec la presse organisée entre les murs du Carrefour jeunesse-emploi de Papineau (CJEP), à Buckingham, afin de mousser les 34 propositions contenues dans le document.

Ce mémoire, qui sera présenté le 24 septembre lors du table ronde nationale présidée par le premier ministre Philippe Couillard, comprend des recommandations sur les saines habitudes de vie des jeunes, la persévérance et la réussite scolaire, la place des jeunes sur le marché du travail, l'insertion socioéconomique ainsi que sur l'implication citoyenne.

En avril dernier, le gouvernement du Québec a statué que les services des carrefours jeunesse-emploi seraient désormais réservés en priorité aux prestataires d'une aide financière de dernier recours et à ceux admissibles à l'assurance-emploi.

L'enveloppe globale de base destinée aux CJE de la province a été maintenue à 45 millions de dollars pour 2015. Certaines régions ont toutefois vu leur financement être abaissé, alors que d'autres comme l'Outaouais ont obtenu une légère augmentation de leur enveloppe.

Alexandre Soulières indique que les impacts de la réorganisation des services et de ces modifications au chapitre du financement seront davantage connus l'an prochain.

Son réseau mise tout de même sur la nouvelle Politique québécoise de la jeunesse afin d'assurer le maintien des services offerts dans les 110 CJE de la Belle Province.

«On espère que le renouvellement de la Politique jeunesse va donner un nouvel élan. Le gouvernement a reconnu l'expertise d'intervention des carrefours jeunesse-emploi en avril dernier. En ce sens-là, on demeurera excessivement vigilant», a mentionné M. Soulières jeudi.

«C'est primordial que tous les jeunes puissent continuer d'avoir accès aux services de leur carrefour jeunesse-emploi et ce peu importe leurs conditions socioéconomique», a-t-il ajouté.

De l'aide concrète

En marge de la présentation, un ancien bénéficiaire du CJEP, Roland Frenette, a témoigné de l'aide dont il a profité ces dernières années.

Diplômé en théologie, ce père de quatre enfants qui habite le secteur Masson-Angers, a perdu son emploi après 15 ans comme animateur pastoral lorsqu'il avait 32 ans. Il a finalement décidé de cogner à la porte de l'organisme en décembre 2010.

«J'ai commencé par moi-même à me chercher un emploi et je me butais à des portes barrées. J'ai dû piler sur mon orgueil en me disant que j'avais besoin d'un coup de pouce. Je me suis tourné vers le carrefour jeunesse-emploi ici et on m'a accueilli pour m'aider. On a travaillé avec moi pour faire un CV et on a relevé toutes mes compétences pour me faire prendre conscience que j'avais un potentiel», a confié M. Frenette.

Après quelques tentatives, il a pu se dénicher un emploi comme intervenant au Centre 24/7 avant de voir son poste être aboli à la suite de la récente refonte de l'organisme. Toujours avec l'aide du CJEP, il a pu décrocher un travail en mai dernier au Boulev'Art de la Vallée, toujours comme intervenant.

«Quand on dit qu'on veut couper dans les ressources directement à la personne, je trouve ça vraiment déplorable. On ne peut pas choisir dans une vie quand est-ce qu'il nous arrive une situation qu'on ne peut pas contrôler», a affirmé M. Frenette.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer