Réorganisation des résidences adaptées: le CISSSO apaise des inquiétudes

Les résidences Jardins Éden sur le boulevard de... (Etienne Ranger, Le Droit)

Agrandir

Les résidences Jardins Éden sur le boulevard de l'Hôpital, à Gatineau.

Etienne Ranger, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La réorganisation des résidences adaptées pour personnes déficientes intellectuelles et atteintes d'autisme à Gatineau inquiète des parents. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) cherche de son côté à apaiser les craintes.

La restructuration a vu l'arrivée en scène de la Fondation immobilière de l'Outaouais (FIO), un organisme sans but lucratif, qui prend la relève de la gestion des foyers. 

La résidence Jardins Éden C relève de la FIO depuis le 1er août alors que les foyers Jardins Éden B et Soeur Éna-Charland seront pris en charge par l'organisme au cours des prochaines semaines. Aussi, cette réorganisation entraînera prochainement le transfert des résidents du foyer Jardins Éden A vers deux autres résidences. 

« À la suite de ces changements, les familles se questionnent et se disent préoccupées concernant la réduction du nombre d'employés, la diminution de la qualité des services offerts et la sécurité de leurs proches », a indiqué Pierrette Bastien, qui est à la tête d'un groupe de parents qui s'opposent à la restructuration. 

Le directeur des programmes déficiences au CISSSO, Jean Dansereau, s'est dit surpris par les craintes exposées par Mme Bastien, précisant avoir reçu pas plus tard que la semaine dernière des témoignages de parents qui se montraient satisfaits des changements apportés.

« On pense fondamentalement que ce sera beaucoup plus stable pour les personnes parce que dans les modalités qu'on met en place, il y aura moins de rotation dans les ressources. Il y aura beaucoup plus de stabilité. Ce sera les mêmes personnes qui seront là sur une base beaucoup plus permanente », a-t-il indiqué.

La porte-parole des familles a aussi déploré le déménagement de certains résidents dans un nouveau milieu « avec des colocataires inconnus ».

« Ces personnes vulnérables devront donc composer avec un nouvel environnement après plus de 17 ans de vie commune avec les mêmes personnes dans un milieu convivial », a-t-elle plaidé.

Mme Bastien a affirmé que les familles se sentent peu consultées et appuyées par les instances concernées dans le processus de restructuration.

« Sous prétexte de la confidentialité, on refuse, par exemple, la présence et l'accompagnement d'un membre de la famille ou du curateur légal lors de l'évaluation d'orientation vers les nouvelles résidences », a-t-elle expliqué.

M. Dansereau a rétorqué que les autorités parlent régulièrement avec les familles depuis les deux dernières années.

« Chaque fois qu'on fait une évaluation des besoins, on le valide avec les familles. Chaque fois qu'on révise le plan d'intervention, on le fait avec les familles. Je pourrais vous donner un calendrier des rencontres avec les familles, qui se sont d'ailleurs intensifiées depuis avril dernier parce qu'on savait qu'on s'en allait vers une transition importante. Nous ne sommes pas sans reconnaître que c'est un changement significatif dans la vie des personnes », a répliqué M. Dansereau, précisant aussi que le CISSSO met en place un mécanisme d'assurance rigoureux de la qualité des services offerts.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer